Histoire de notre région >> Vendée
 

Paroisse Notre-Dame-des-Anges

   Historique

 

À compter de 1885, les terres entre le lac Cameron et le lac Windigo s'ouvrent à la colonisation. La majorité des familles arrivent par le chemin de la Chute-aux-bleuets, en passant par la barrière rouge (aujourd'hui, l'entrée du Club Baroux) D'autres viennent également par Saint-Rémi d'Amherst ou par Namur et Saint-Émile de Suffolk. Il y en a aussi qui passent par le lac Maskinongé, le lac Cameron et la rivière Maskinongé.

Le nom donné au lac de cette région vient de la mythologie algonquine : le Windigo est une force du mal, un dévoreur de chair humaine. On retrouve également ce monstre dans la région de Ferme Neuve sur la rivière la Lièvre.

Les colons répondent à l'appel du Curé Labelle. Certains reviennent de l'exil aux États-Unis et d'autres de Montréal.

La région de Vendée, ou Windigo, se développe aux environs de 1890. Les pionniers commencent par défricher et cultiver, mais les terres ne donnent presque rien. Les cultivateurs sont éloignés de tout centre. Ils doivent s'approvisionner à Brébeuf ou à Saint-Jovite. Le transport se fait à pied. L'on rencontre souvent des hommes partis de Saint-Jovite avec un gros sac de provision sur le dos. Ils dépassent Brébeuf et s'engagent sur le vieux sentier qui s'ouvre à la « barrière rouge », longent le Lac Suzanne, le lac Long et débouchent près du village de Vendée.

Les hommes cultivent des terres ingrates, la plupart du temps elles sont remplies de roches. Une chance que les forêts regorgent d'animaux sauvages qu'ils tuent pour leur nourriture et la fourrure. Avec la fourrure, ils font du cuir en lanière pour confectionner les raquettes, les bonnes bandes de cuir servent à la confection des souliers de « boeufs » ou des bottes d'hiver. Certains vont jusqu'à en faire des manteaux.   Au printemps, ils doivent faire face à une multitude de mouches noires. Ils doivent les combattre en faisant des feux. La fumée les éloigne. Les lacs, pleins de truites rouges ou grises, de maskinongés et de brochets réservent de bons repas.

À la maison, les femmes se servent des matières premières pour cuisiner. Parfois elles doivent elles-mêmes moudre le grain pour en faire de la farine à pain ou moudre l'orge pour le griller afin d'en   faire un breuvage semblable au café. Elles fabriquent les vêtements pour toute la famille. La femme est aussi responsable de la ferme.   Les naissances sont nombreuses, à peu près, à tous les ans. Comme il n'y a pas de médecins, ce sont les sages-femmes qui font les accouchements.

À l'automne, les hommes quittent la terre pour les chantiers, parfois à 20 ou 25 kilomètres du village. Le printemps suivant, les billots sont transportés par la drave. Ils sont acheminés vers le moulin à scie d'Emmanuel Nantel.

Le langage à Vendée est rempli de mots anglais. Au début du siècle, les pionniers de Vendée travaillaient pour des compagnies anglaises. Comme la plupart des villageois ne savent pas lire, ils intègrent les mots anglais dans leur conversation. À l'ouverture de l'école, on voit les adultes, s'y rendre le soir, pour apprendre à lire et à écrire.

Malgré toutes les recherches, on ne retrouve pas d'écrits sur les premières familles pionnières. Quelques familles, bien connues encore aujourd'hui, ont ouvert la région.

  En 1892, Cyrille Garnier s'aventure jusqu'à Vendée où certaines terres pourraient être défrichées. Il a un caractère de chef et ne tarde pas à organiser la vie dans la région. C'est pourquoi en 1908, on retrouve le nom de la Mission Garnier.

Quelques autres familles arrivent en même temps que lui : Marcil, Dagenais, Léonard, Clément, Maconce ....

La mission Notre-Dame-des-Anges du Lac Windigo est fondée, en 1904, par l'autorité diocésaine, Monseigneur J Thomas Duhamel archevêque d'Ottawa.

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   Curés qui l'ont animée

 

Omer Ferron (1900-1902) curé de Saint-Rémi

Le curé Ferron vient célébrer la messe, en plein air sur un petit coteau d'abord, et dans la maison d'Élie Marcil ensuite.

Le curé d'Huberdeau Athanase Cesdron tient une assemblée au lac Windigo afin de choisir un emplacement pour l'église. Ce mandat vient de Mgr Thomas Duhamel. Il porte son choix sur la partie nord du lot cinquante, dans le huitième rang du canton Addington. Cet endroit lui apparaît le plus central de la mission.

Deux ans plus tard, certains villageois mettent en doute l'emplacement et c'est au tour du curé Zénon Bélanger de Saint-André-Avellin de venir discuter du meilleur emplacement pour la construction de l'église.

Finalement, le curé très habile, essaie de satisfaire son monde en déterminant un lot à mi-chemin des deux lots proposés. L'endroit choisi est bien boisé et propre à l'agriculture. De plus, il est situé à deux arpents du lac Windigo.

Vitalis Pilon (1902-1905) curé de Saint-Émile de Suffolk

Il fait ériger la chapelle. C'est une chapelle construite en bois rond.  La bénédiction a lieu en novembre 1904.

Omer Lavergne (1905-1908) curé de Brébeuf

La chapelle sert également d'école pour une vingtaine d'élèves.   L'institutrice voit à tout : le chauffage, l'entretien ... etc. Parfois certains élèves prêtent leur concours pour chauffer le poêle. On doit ajouter ici que l'abbé Desjardins de Saint-Sauveur des Monts, villégiateur au Lac Cameron, dessert aussi la mission.

Donat Guay (1908-1915) curé de Brébeuf

En 1913, c'est la création du diocèse de Mont-Laurier, Vendée passe donc dans ce diocèse.

L'abbé Guay obtient, cent cinquante billots de la compagnie forestière Riordon, pour la construction du presbytère, mais le projet est mis en veilleuse car la population de la mission grandit très lentement. Devant cette situation, le curé-missionnaire ne peut limiter son travail aux affaires religieuses. Régulièrement, il se fait le porte-parole des colons afin d'obtenir des subventions nécessaires à la construction d'écoles ainsi que pour l'ouverture et l'entretien des chemins.

Malgré tous ses efforts, la mission ne progresse guère car l'agriculture y est pauvre et l'évêque juge que la mission ne peut faire vivre un prêtre en permanence.

Adélard Tremblay (1915-1919) curé de Saint-Rémi d'Amherst

Il voit à la construction du presbytère en 1919, l'année où Notre-Dame-des-Anges accueille son premier curé résidant.


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   Curés résidants

 

)Alphonse Béchard (1919-1923)

C'est le premier curé à habiter le presbytère neuf. Le curé Béchard se fait le porte-parole des paroissiens auprès de son évêque pour demander le changement de nom de la municipalité.

Lorsque l'on parle de rebaptiser le lac Windigo du nom de Val Garnier ou Val Milot, en l'honneur de deux familles influentes, le curé craignant une nouvelle querelle, préfère accepter la proposition de l'abbé Geoffrion de la nommer « Vendée », du nom d'une province de France, d'où venait ses ancêtres.

Palma Allard (1923-1928)

Le 26 novembre 1923, l'abbé Palma Allard est nommé curé des paroisses de Notre-Dame-des-Anges, de Saint André et de Duhamel. Dans sa lettre de nomination, il n'est plus question de Windigo, mais bien de Vendée.

Quelle tâche pour ce curé, chaque dimanche, il visite une paroisse en voiture tirée par des chevaux.

Georges Mercier (1928-1932)

On compte à Vendée quelques familles qui passent une partie de l'été au Lac Cameron. Le curé vit frugalement, les pauvres colons donnent ce qu'ils peuvent.   Un villégiateur demande au curé de passer faire la visite de paroisse chez les villégiateurs. Peu de temps après cette visite, le curé réalise qu'il a reçu plus que, ce que tous ses paroissiens lui offrent dans un an.

La quête en 1928 s'élevait autour 1,10$ par semaine. Pour vivre, le curé travaille dans son église, qu'il essaie d'améliorer. Il cultive son potager, fend son bois de chauffage, etc. Le curé Mercier en 1930-1931, réussit quand même à reconstruire l'église.

Josaphat Garnier et son demi-frère Aldoma Moreau démolissent la vieille chapelle et utilise le bois pour la construction du dispensaire de Marguerite Garnier, infirmière.

On construit une école sur le site de l'école actuelle. L'école est plus vaste que celle de 1909 et le terrain plus spacieux pour les jeux extérieurs.

Florent Sylvestre (1932-1935)

Zénon Bélanger (1935-1936)

Simon L'Allier (1936-1941)

Édouard Daoust (1941-1949)

Albert Potvin (1949-1951)

En 1999, il est un membre fondateur de la Société du Patrimoine, Sopabic. C'est lui qui assumera le coût de la Chartre de la Société.

C'est un homme qui aime la nature et la protège.

Vincent Laviolette (1951-1952)

Omer Caplette (1953-1958)

Armand Ouellet (1958-1961)

Le curé Ouellet est, en même temps, curé de Lac-des-Plages et il y demeure.

Bernard Giraldeau (1961-1963)

Armand Ouellet (1963-1967)

En 1964-1965, la sacristie a cédé sa place pour l'agrandissement de l'église. De petites sacristies ont été construites du côté sud du choeur. L'escalier de l'église en béton usé est remplacé par un escalier dont l'armature est en fer et les marches en bois.

François Poirier (1967)

Édouard Gilbert, p.m.e (1967-1986)

Le curé Gilbert est vicaire dominical de 1967-1969 puis à compter de 1969, il devient vicaire économe à Vendée.

Suite au regroupement de commissions scolaires, l'école devient le siège du Cercle communautaire de Vendée.

Marc-André Buissières, s.j. (1986 - )

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Hagiographie

C'est difficile de trouver l'hagiographie de Notre-Dame-des-Anges.

Aussi je vous offre cette prière que j'ai trouvée.

 

PRIÈRE A LA REINE DES ANGES

Auguste Reine des cieux et Maîtresse des Anges, qui avez reçu de Dieu la mission et le pouvoir d'écraser la tête de Satan, nous vous demandons humblement d'envoyer les légions célestes, pour que, sur votre ordre et avec votre puissance, elles poursuivent les esprits infernaux, qu'elles les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme.

Très sainte Mère de Dieu, envoyez aussi votre invincible armée angélique lutter contre les suppôts de l'enfer parmi les hommes ; déjouez les plans des impies et de tous les fauteurs du mal. Obtenez aux pécheurs la grâce du repentir et de la conversion, afin qu'ils rendent à Dieu et à vous-même l'honneur qui vous est dû et pour que triomphent partout la vérité et la justice.

O céleste Auxiliatrice, continuez à protéger par vos Anges, à travers le monde, vos sanctuaires, gages de vos faveurs ; gardez les églises et autres lieux saints, les personnes et les choses sacrées, les saints tabernacles de nos autels. Ne permettez pas qu'ils soient méprisés, profanés, pillés, ruinés ou détruits. Empêchez ces attentats, ô notre bonne Mère, vous le pouvez et même vous avez à votre service les Anges, qui n'attendent qu'un signal de vous pour défendre l'honneur de Dieu et le vôtre.

O notre Mère du ciel, défendez enfin nos familles et nos demeures contre les attaques de leurs ennemis visibles et invisibles. Faites que vos saints Anges y habitent pour y faire régner la confiance, la paix et la joie du Saint-Esprit.

Qui donc est comme Dieu ? Qui est comme vous, ô Marie, Reine des Anges et victorieuse de l'enfer ? O bonne Mère, ô douce Mère, Épouse immaculée du Roi des rois et Reine des esprits bienheureux qui le contemplent avec vous dans les cieux, vous êtes et vous serez toujours notre amour et notre espérance, notre secours et notre refuge!

Bénédiction : Que la bénédiction du Père, la charité du Fils, la force de l'Esprit Saint, la protection maternelle de la Reine des cieux, la garde des saints Anges et l'intercession des Saints soient avec nous et nous accompagnent partout et toujours. Amen


Imprimatur : Friburgi Helv., die 7. X. 1948

L.Waeber, vic.gen.

 

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