Histoire de notre région >> Saint-Rémi d'Amherst
 

Paroisse Saint-Rémi

   Historique

 

Les premiers habitants non indiens de Saint-Rémi furent des squatters, en provenance de la région de Montebello. Le père capucin Alexis de Barbezieux, dans son histoire de la colonisation dans la vallée d'Ottawa, nous dit : « des habitants de Montebello et des abords de la Grand-Rivière se trouvant dans une situation gênée, à cause de la récession de 1873, vinrent se réfugier dans ces montagnes incultes où la terre valait trente cents l'arpent ». Nous retrouvons parmi ces premiers colons : Norbert Thomas, Adélard Racicot et Émery Côté.

Après son voyage d'exploration dans le canton d'Amherst en 1878, le curé Labelle informe Monseigneur Thomas Duhamel, évêque d'Ottawa, qu'il a choisi le site de l'église car la terre est bonne et déjà les colons Filion et Lafontaine de Saint-Jérôme, et Lorrain de Montréal sont à l'oeuvre. Dix-sept colons s'établissent sur les lots de la rivière Brochet en 1878.

Certains arrivent de Terrebonne par le chemin de la Repousse et les autres viennent de Montebello sur l'Outaouais, en remontant la Rouge et la Maskinongé.

En 1881, Monseigneur Duhamel refuse la requête de Norbert Thomas, Adélard Racicot et Émery Côté qui veulent changer le site de la chapelle choisi par le Curé Labelle, trois ans auparavant.

En 1882, c'est le début de la mission. Les colons d'Amherst sont desservis par le père Hudon, un Jésuite, qui vient de la Chute-aux-Iroquois par la rivière Rouge.

En février 1883, le père Raynel passe cinq jours dans les familles établies dans les cantons Amherst et Arundel. C'est aussi en 1883, qu'a lieu l'ouverture des registres. Après ces premières missions des Jésuites de la Chute aux Iroquois, la colonie est ensuite prise en charge par le curé Halde de Grenville et par le curé Rémi Prud'Homme de Lefaibvre en Ontario.

En septembre 1883, Monseigneur Duhamel bénit la chapelle que les colons ont construite sur l'emplacement choisi par le curé Labelle. Il la place sous le vocable de Saint-Rémi, en l'honneur du curé Rémi Prud'Homme qui fut parmi les tout premiers à leur porter le secours de la religion.

En 1885, les habitants construisent une école près de la chapelle et demandent un curé résidant. Monseigneur Duhamel leur en promet un, lorsqu'ils auront relevé le toit de la chapelle qui s'est écroulé sous le poids de la neige. Les réparations terminées, l'abbé Wuilfranc Saint-Laurent, originaire de Rimouski, devient curé résidant en juillet 1886.

En 1894, c'est l'ouverture de la mine de silice et de kaolin.   Trouvée accidentellement en creusant un puits sur la ferme de Philibert Tassé, elle est vendue à la firme Canada China Clay and Silica Ltd, une filiale autonome de la Noranda Mines, elle-même faisant partie du groupe financier Timmins. Parmi les produits de la mine, on retrouve : le sable de jet, le sable pour papier à couverture, le sable de noyautage, le sable additif pour poudre à récurer et le kaolin pour la porcelaine. La mine était exploitée à sec et produisait une poussière nuisible pour la respiration. Sur une distance de trois mètres, on ne voyait que l'ombre des autres travailleurs tellement la poussière était épaisse. Plusieurs personnes ont eu une affection pulmonaire : la silicose.

Financièrement, l'apport de la mine fut important ; pour beaucoup de gens, ce fut le travail à la mine ; pour d'autres, le transport, les hôtels, les commerces, etc. Cependant le bilan passif fut lourd lui aussi ; plus de cinquante morts et la misère des familles plongées dans la pauvreté décrivent les malheureuses conséquences pour la petite municipalité.

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   Curés qui l'ont animée

 

Desservants :

Victor Hudon, s.j. (1881-1882) de Chute aux Iroquois

Jean Raynel, s.j. (1983-1984)

D.J. Halde, curé de Grenville ( 1883-1884)

Rémi Prud'Homme de Lefaibvre, Ontario (1885)

Résidants :

Wuilfranc Saint-Laurent (1886-1887)

Le premier curé de la paroisse est l'abbé Wuilfranc Saint-Laurent du diocèse de Rimouski. Il fut nommé le 17 juillet 1886, par monseigneur J.Thomas Duhamel, évêque du diocèse d'Ottawa. Celui-ci doit subvenir aux besoins du nouveau curé car la paroisse est trop pauvre. Cette même année, une tempête endommagea gravement la chapelle Saint-Rémi.

Louis Montour (1887-1894)

Le curé Montour vit modestement à Saint-Rémi d'Amherst, faisant cultiver la terre de 50 arpents qui appartient à l'église, et conquit   les coeurs par sa douceur et sa délicatesse.

Il fit lambrisser le presbytère à l'extérieur et le remit dans un ordre parfait. Il érige les statues du chemin de Croix. La chapelle fut de nouveau endommagée par une tempête en 1893, pendant que les enfants du catéchisme s'y trouvaient réunis. Il n'y a eu heureusement aucun blessé.

Onésiphore Lemay (1894-1900)

Le 13 octobre 1894, le vicaire Onésiphore de la paroisse d'Embrun, est nommé curé de Saint-Rémi d'Amherst et de Sainte-Valérie de Ponsonby, mission de Saint-Rémi.

Le 30 novembre 1897, le curé Lemay reçoit une directive de son évêque pour donner des missions dans Vendée.   En 1899, c'est l'érection canonique de Saint-Rémi. L'Évêque lui dit de ne pas pousser les paroissiens à faire des dépenses qui seraient au-dessus de leurs moyens, car ils auraient alors le droit de lui faire des reproches.

Omer Ferron (1900-1911)

L'abbé Omer Ferron arrive comme nouveau pasteur à Saint-Rémi. Malheureusement, c'est un prêtre malade, il demande de l'aide à son évêque. Monseigneur ne peut répondre à sa demande, faute de prêtres.

Au début de 1902, l'ancien presbytère a passé au feu ; il faut reconstruire et les paroissiens apportent leur aide. L'inauguration se fera en toute simplicité, le 12 juin.

En 1905, on procède à l'achat d'un terrain pour construire une nouvelle église. Par ce fait, l'église déménagera de son endroit premier qui se situait plus au nord-est que le site actuel.

Le 10 juin 1906, la paroisse est en liesse  car c'est la bénédiction de la nouvelle église. Le grand vicaire J.O. Routhier, s.j. officie avec les anciens curés de Saint-Rémi, en présence de nombreux paroissiens.

Maintenant Saint-Rémi vivra comme toutes les autres paroisses de la colonisation.

Omer Lavergne (1911-1914)

En 1911, une réunion d'urgence est convoquée pour les marguilliers. On doit réparer l'église. Pour la troisième fois, elle a été emportée par de vents violents.

Adélard Tremblay (1914-1928)

La Première guerre mondiale éclate en Europe.

En 1915, la paroisse passe dans le diocèse de Mont-Laurier.

Le prolongement du chemin de fer de la ligne Montfort se prolonge jusqu'à la mine de kaolin. Le village doit encore attendre pour être desservi.

En 1917, Monseigneur Brunet, évêque du diocèse de Mont-Laurier bénit la nouvelle croix au cimetière.

En 1928, Monseigneur Limoges bénit le tableau de Saint-Rémi en présence du révérend P. Dumouchel, secrétaire de Monseigneur et l'abbé Pilon d'Huberdeau.

Palma Allard (1928-1947)

Le curé a travaillé très fort pour faire reconnaître les droits des mineurs. Il a travaillé pour la défense des mineurs et de leurs épouses. Travailleurs à la mine de Kaolin, plusieurs sont morts et d'autres malades de silicose, vivaient dans une extrême pauvreté. L'assurance-maladie n'existait pas encore.

Uldéric Beaulieu (1947-1949)

Le curé s'est surtout fait remarquer par la poursuite de la défense des veuves des mineurs et l'électrification de l'église.

En 1948, on installe la statue du Sacré-Coeur en face de l'église dans le parc nouvellement aménagé.

Lindor Lahaye (1949-1957)

En 1949, l'électricité est installée au village, elle vient de Saint-Jovite.

En 1950 le conseil de fabrique passe une résolution qui autorise la vente d'un terrain au montant de un dollar pour la construction de l'école.

En 1951, le Chanoine Rodolphe Mercure bénit un chemin de Croix à l'école.

En 1956, on pose des tuiles sur le plancher de l'église et on installe de nouveaux bancs.   Le chanoine Rodolphe Mercure vient bénir le chemin de croix de l'église.

On fête les 25 ans de vie sacerdotale du curé.

 François Poirier (1957-1967)

Il supervise l'aménagement du cimetière. Il installe une clôture avec des pierres des champs, élève un calvaire et installe des anges ainsi que des   fanaux sur les piliers de la clôture. Il voit aussi à la pose des agenouilloirs dans l'église pour le confort des fidèles. Enfin, il instaure une nouvelle fabrique.

En 1966, c'est la création de la première brigade officielle de pompiers volontaires.

Jean-Marie Ragot (1967-1975)

Le conseil de fabrique voit à la restauration du presbytère.

En 1971, on enlève les petits autels latéraux dans l'église, et on assiste à la nomination de la première femme élue marguillière.

En 1972, c'est au tour du toit de l'église, à se faire isoler.

Cependant en 1973, le conseil de fabrique décide d'enlever le clocher de l'église et de le remplacer par un plus petit en 1974.

Germain Vincent s.m.m. (1975-1982)

Prêtre montfortain, il participe au refus de la Fabrique de vendre le presbytère. Il modernise le fonctionnement de la Fabrique et voit à l'installation de nouvelles fenêtres à l'église.

 

Marc-André Buissières, s.j (1982- )

Avec lui c'est un retour aux sources, car il a été le confrère de celui qui a fondé la paroisse Saint-Rémi. Il s'implique au niveau du comité du centenaire de la paroisse de Saint-Rémi en 1986.

Les paroissiens fêtent ses 25 ans de vie sacerdotale.

 

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Regroupement en secteur pastoral Saint-Jovite

En 1999, le secteur Saint-Jovite comporte 10 paroisses. Marc Richer devient le prêtre-modérateur.

En janvier 2005, Les paroisses de Saint-Rémi d'Amherst et Saint-Jean-de-Brébeuf vivent une première expérience de regroupement.

 

Événement d'église : Sylvain Desrosiers accède au diaconat

Le 6 mai 2005, la paroisse Saint-Rémi accueille   Sylvain Desrosiers, stagiaire au secteur pastoral de Saint-Jovite à l'occasion de la réception du sacrement du diaconat. Le diaconat est un ordre majeur préparatoire à la prêtrise.  

La cérémonie est simple et se vit dans la foi. Les paroissiens des villes environnantes se sont unis dans la prière pour soutenir l'engagement de Sylvain.

Les principales étapes de cette cérémonie révèlent le sens profond du sacrement. Marc Richer, prêtre modérateur du secteur pastoral de Saint-Jovite présente Sylvain à Monseigneur Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier.

Il y a eu l'engagement et la promesse du célibat. Pendant que le choeur de chant entonne les litanies des saints, c'est la prostration de l'aspirant. La prostration signifie que l'on implore les saints pour nous aider à respecter nos engagements. C'est en quelque sorte une supplication aux Saints du ciel pour obtenir leur aide en toute occasion.

Monseigneur Vital Massé procède à l'imposition des mains au futur diacre, suivie de la prière d'ordination.
 
Puis le futur diacre revêt l'étole diaconale et se présente à l'Évêque pour recevoir le livre de l'Évangile.

L'Évêque donne le baiser de paix au diacre.

La messe se poursuit, le diacre occupe la place à la droite du célébrant. Dorénavant, c'est la place qu'il occupera lorsqu'il y aura des célébrations eucharistiques.

  Le diacre prononce les paroles d'envoi : « Allez dans la paix du Christ »

Après la célébration, c'est le temps des remerciements de la part de Sylvain, maintenant diacre. Il remercie tout d'abord, toutes les personnes qui lui ont permis de se préparer à cette nouvelle étape vers le sacerdoce, puis tous les bénévoles, sa famille   ainsi que tous les paroissiens.
Après la bénédiction, les participants sont invités à partager autour d'un goûter.

Une partie de sa famille est venue fêter avec la communauté à cette occasion.

 

Références :
Un diocèse dans les cantons du Nord, Luc Coursol
Centenaire de Saint-Rémi d'Amherst, 1886-1986, Claude Froment
Société du patrimoine : Sopabic Colette Légaré

Photos de Sylvain Desrosiers diacre, Vincent Provost photographe.

 

 

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Hagiographie

Saint Rémi

L'histoire de sainte Clotilde nous a appris comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d'instruire le prince. La nuit avant le baptême, saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne.

Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à Dieu et à l'Église. Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi : "Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré." Au moment de faire l'onction du Saint Chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d'y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux ; le saint prélat la prit, et fit l'onction sur le front du prince. Cette fiole, appelée dans l'histoire la "sainte Ampoule", exista jusqu'en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l'onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux soeurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisés le même jour.

Saint Rémi s'éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans.

 

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