| Histoire
de notre région >> Saint-Faustin |
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Paroisse
Saint-Faustin
Historique |
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Curé Maxime
Leblanc
C'est au printemps 1871, que le curé Maxime
Leblanc de Sainte-Agathe-Des-Monts, avec
des colons, entreprend une visite de
reconnaissance des cantons de Wolfe et
de Salaberry. Ils découvrent deux
montagnes importantes : la Repousse
et l'Épouvante qui retardent
la colonisation, car les colons craignent
de les franchir. Une fois la montagne
de la Repousse franchie, l'expédition
s'arrête sur un plateau où les
bruits d'une source attirent leur attention.
Ils découvrent cette source et
le curé Leblanc, une fois charmé,
décide que ce lieu est idéal
pour construire une église.
Vers l'automne 1871, une route s'ouvre
de Sainte-Agathe-des-Monts au Grand Brûlé,
en passant, du fait même, par le
canton de Wolfe. Ce canton englobe alors
les paroisses de Saint-Faustin, de Lac
Carré et de Lac Supérieur.
Comme l'énorme montagne la Repousse
fait peur aux colons et pour conjurer
le sort, on nomme la mission « La
Repousse », espérant
ainsi que le Seigneur éliminera
les difficultés.
En 1873, le
curé Labelle visite
le canton de Wolfe. Il le trouve excellent
pour construire la chapelle. Le canton
est montagneux, mais dans la partie nord,
vers le Lac Quenouille, la terre est
favorable à l'agriculture.
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Curés
qui l'ont animée |
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Curé Samuel
Ouimet, curé desservant
(1878-1886)

En 1878, le curé Samuel Ouimet
est nommé curé résidant
du Grand Brûlé et prêtre
desservant la mission de la Repousse.
Le huit septembre, le curé Labelle
vient célébrer une première
messe dans la chapelle école de
la Repousse (Saint-Faustin). Il en profite
pour présenter le curé Samuel
Ouimet aux paroissiens. Le 15 février 1879, l'abbé Samuel
Ouimet baptise la mission de la Repousse,
mission de Saint-Faustin. Il est à noter
que tous les enfants nés avant
1879 ont été baptisés à Sainte-Agathe-des-Monts
et ceux nés entre 1879 et 1886
l'ont été à Saint-Jovite.
Durant
l'été 1882, les
habitants érigent une autre
chapelle plus vaste. La première
demeure seulement une école. |
L'abbé Charles
Alphonse Émeric
Brisebois ( 1886-1890)
En juillet 1886, les vingt-cinq familles
demandent à l'évêque
Mgr Duhamel, un prêtre permanent.
Le 22 octobre 1886, l'abbé Charles
Alphonse Émeric Brisebois devient
le premier curé résidant.
Il embellit l'intérieur de la
chapelle. Il fait ajouter un second étage
pour la chapelle et le rez-de-chaussée
devient le presbytère.
En 1889, a lieu un grand événement,
la visite pastorale de monseigneur Thomas
Duhamel, évêque du diocèse
d'Ottawa. La population s'était
fait un devoir de se réunir au
presbytère pour y recevoir la
bénédiction de Sa Grandeur, à sa
descente de voiture. À son arrivée,
la foule s'agenouilla pour la bénédiction.
Comme l'exiguïté du presbytère
ne permettait pas l'entrée des
paroissiens pour offrir leurs respectueux
hommages, monsieur Léon Villeneuve
se fit l'interprète de ses concitoyens
en donnant lecture d'une magnifique adresse.
Le lendemain, première confirmation à la
paroisse : dix-sept garçons,
vingt-trois filles et deux adultes.
Le curé Brisebois déplora
et condamna cette habitude que les paroissiens
avait de payer les messes, les sépultures,
les mariages, etc., avec des piquets
de cèdre ou des planches de bois
franc et parfois même avec de petits
animaux. Il réussit à se
faire payer en argent.
En 1890,
sa santé l'oblige à démissionner.
Il décède le 21 mars 1909, à Longue-Pointe. |
Le
curé Louis-Aurèle
Corbeil (1890-1896)
La lecture des prônes
nous montre que monsieur le curé Corbeil
fut un homme d'action, un vaillant distributeur
de la parole de Dieu, un pasteur vigilant,
un prêtre rempli de dévouement. Il
implante la confrérie du Très
Saint Rosaire. Il fait construire la
première église, la sacristie
et le presbytère. Il organise
des corvées pour le transport
de la pierre et dresse lui-même
les plans. Il organise des bazars pour
trouver les fonds nécessaires.
En
1892, arrive le petit train du Nord qui
amène les touristes et encourage
le commerce du bois. Le 27 septembre
1894, Mgr Duhamel, évêque
d'Ottawa, vient bénir la nouvelle église.
Le premier harmonium pour accompagner
les chants religieux fut acheté en
1894. Mademoiselle E Dumoulon fit don
de la moitié du prix d'achat à la
Fabrique.
Le curé Corbeil fit construire
deux écoles et fit rénover
l'école numéro 1.
Il quitte
en 1896 pour assumer la cure de la
paroisse Sainte-Agathe-des-Monts. |
L'abbé Paul
Garon. (1896-1897)
Monsieur
le curé passait pour
un grand thaumaturge aux yeux d'une foule
de personnes. Plusieurs vinrent même
de très loin pour obtenir, de
lui, leur guérison. |
L'Abbé André Lyonnais
(1897-1898)
Dès
son arrivée à Saint-Faustin,
monsieur le Curé Lyonnais stimula
la piété de ses fidèles
en les enrôlant sous les bannières
de Sainte-Anne, de la Sainte Vierge et
du Sacré-Coeur.
En 1898,
le curé Lyonnais
donne le rapport suivant : « La
paroisse compte 170 familles formant une
population de 1020 âmes dont 680
communiants ... » Il y
a eu un nouveau cimetière de construit,
les corps des premiers colons furent transportés
par trois fois, de 1878 à 1898. Un
acte de la Cour Supérieure, signé par
l'honorable Juge H.-T. Tachereau, en date
du 22 juin 1898, permettait d'exhumer tous
les cadavres de l'ancien cimetière
de la dite paroisse de Saint-Faustin pour
les inhumer dans le nouveau. |
L'abbé Adrien
Gauthier (1898-1916)
Au mois
de septembre 1901, monsieur le curé annonce
l'ouverture d'une école
libre au village de la Station. Il demande
aux chefs de famille de Saint-Faustin,
de ne pas se laisser duper au point d'y
envoyer leurs enfants sous prétexte
de leur faire apprendre l'anglais au
détriment de leurs convictions
religieuses.
De 1902 à 1904, monsieur le curé s'occupe
activement de l'embellissement du terrain
de l'église par la plantation
d'arbres d'ornementation et la construction
de trottoirs. Au cours de ces deux mêmes
années, il fit des réparations à l'église
et au presbytère.
En 1907,
Mgr Duhamel autorise l'agrandissement
de l'église en ajoutant un rond-point
devant. La sacristie est placée
sur le côté du presbytère.
L'église ainsi élargie
peut accueillir environ quatre cent cinquante
personnes. En 1908, le curé confie
la décoration de l'église à Toussaint-Xénophon
Renaud, artiste peintre et décorateur
de grande renommée. Il a décoré plus
de cent églises au Québec,
en Ontario, dans les provinces maritimes,
en Nouvelle-Angleterre et aux États-Unis.
Il a étudié les fresques
des cathédrales en Europe et à son
retour, il prend en charge les ateliers
d'Édouard Meloche.
L'église ainsi rénovée
est considérée comme l'une
des plus belles de la région.
Elle a été inaugurée
le 15 décembre 1908, par Mgr Duhamel.
La
paroisse Saint-Faustin, sous la direction
du curé Gauthier, connut aussi
une ère de prospérité dans
le domaine scolaire. Le curé Adrien
Gauthier assume aussi le service religieux
au Lac Supérieur, tout comme les
curés suivants, jusqu'à la
fondation de la paroisse Sainte-Jeanne-D'Arc
de Lac Carré. Les curés
de Lac Carré se chargent de la
relève jusqu'à l'arrivée
des Pères de la Fraternité sacerdotale
en 1943. |
L'abbé J.
Alphonse Génier (1916-1932)
Le curé Génier
continue le travail de ses prédécesseurs
dans la marche ascendante des progrès
spirituel et temporel de la paroisse
de Saint-Faustin. Le curé Génier
demande à Monseigneur F. - X.
Brunet, évêque du diocèse
de Mont-Laurier, l'érection canonique
de Saint-Faustin. Le 13 mai 1917, Saint-Faustin
passe au rang des paroisses canoniquement érigées.
Sous la direction du curé, les
membres de la Fabrique dotent l'église
de statues, de tableaux, de vases sacrés
c'est-à-dire de tout ce qu'il
manque pour bien célébrer
les offices religieux.
Le curé regroupe tous
les cultivateurs sous un cercle agricole établi
selon les lois de la province de Québec.
Le
30 décembre 1923, c'est la fête
du jubilé d'argent sacerdotal de
monsieur le curé Génier.
La paroisse organise une grande fête
en son honneur. |
L'abbé Rosario
Bazin (1932-1941)
Le
8 mars 1938, le curé Rosario
Bazin fonde le Cercle des fermières.
Maurice Gareau
est ordonné prêtre
et il vient dire sa première messe
dans l'église de Saint-Faustin, le
18 juin 1939. |
L'abbé Adélard
Fauteux (1941-1943)
À partir
de 1941, le curé Fauteux
célébre les offices religieux à Saint-Faustin
station qui devient à cette époque
Lac Carré. Une nouvelle paroisse
est créée. |
Arthur
Fréchette (1943-1946)
Le 22 avril 1945, le
curé Arthur Fréchette préside
l'assemblée de fondation de la
Caisse Populaire Desjardins, une coopérative
d'épargne et de crédit. |
Ernest
Brousseau (1946-1949) |
Donat
Dumouchel (1950-1954) |
| Euclide
Bouvier (1954-1967)
Le 31 mai 1958, jour mémorable
pour la paroisse de Saint-Faustin, un de
ses fils est ordonné prêtre.
Il s'agit de Jean Levert, fils de Victor
Levert et Marie-Anne Grenier. Monseigneur
André Ouellette, évêque
du diocèse de Mont-Laurier, lui
confère le sacrement de l'ordre.
Toute la paroisse est en fête. Dix-neuf
ans plus tard, après avoir occupé plusieurs
fonctions dans le ministère paroissial
et dans l'animation diocésaine,
l'abbé Jean Levert devient le principal
collaborateur de Monseigneur André Ouellette,
qui le nomme Vicaire Général
du diocèse. En mai 1978, Mgr Jean
Levert vient confirmer les enfants de Saint-Faustin. |
| Hermann
Lassonde (1967-1971) |
| Jean-Guy
Ouellet (1971-1974)
Grâce au Conseil de la Fabrique,
une petite bibliothèque est fondée
dans la sacristie. Elle contient des livres,
des revues et des documents. Depuis 1979,
cette bibliothèque est installée
au deuxième étage de l'ancienne école
Saint-Alphonse.
Le 8 mai 1972, fondation du club de l'âge
d'Or. |
| Claude
Coderre (1974-1982)
Le 253 e Club Richelieu qui réunit
Saint-Faustin, Lac Carré et Lac
Supérieur est fondé le 20
mai 1978. |
| André Desjardins
(1982-1987)

En 1986, à l'occasion du centenaire
de la paroisse de Saint-Faustin, on rappelle
l'arrivée du premier curé Alphonse Éméric
Brisebois, résidant à la
mission de Saint-Faustin, Le curé André Desjardins
et les paroissiens organisent la consécration
de l'église par Mgr Jean Gratton, évêque
du diocèse de Mont-Laurier, assisté de
Mgr Jean Levert, originaire de Saint-Faustin
et vicaire général. À cette occasion, on pose le geste
solennel de la consécration qui donne
une reconnaissance particulière à l'église
en faisant d'elle, un lieu sacré.
On installe, sur les murs de l'église, un
chemin de croix composé de douze plaquettes
ornées d'une croix et d'un cierge. |
Ludger
Sigouin (1987 - 1999)
Comme le curé ne demeure plus au
presbytère de Saint-Faustin, mais
au presbytère de Lac Carré,
les paroissiens vendent le presbytère à la
corporation municipale de Saint-Faustin.
Il abrite aujourd'hui la Maison des Arts. |
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Regroupement en secteur
En 1999, les paroisses
se regroupent en trois grands secteurs dans le
diocèse. Le curé Marc Richer est
le curé modérateur du secteur Saint-Jovite.
En outre, les trois paroisses Saint-Faustin,
Lac Carré (paroisse Sainte-Jeanne-D'Arc)
et Lac Supérieur (paroisse Pie X) se fondent
en une seule qui porte le nom de paroisse Sainte-Trinité.
(Voir paroisse Sainte-Trinité)
Sources :
Un diocèse dans les cantons
du Nord, Luc Coursol
Mémoires
paroissiaux de Saint-Faustin, L'abbé Angelbert
Sanschagrin, 1928
Société du
Patrimoine, Sopabic, Colette Légaré
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Hagiographie
Saint-Faustin
martyrs

Faustin
et Jovite sont frères
et appartiennent à une famille distinguée
de Lombardie. Dès leur jeunesse, ils furent
remarquables par leur piété et
par leur zèle, ainsi que par leur amitié mutuelle:
on ne vit jamais deux frères si unis de
sentiments et d'inclinations.
Faustin était prêtre, et Jovite
diacre, quand l'empereur Adrien raviva la persécution
contre les chrétiens. Ils furent les premiers
dénoncés, à cause de leur
ardeur à prêcher Jésus-Christ,
et conduits près de l'empereur, dans un
temple du soleil, pour assister au sacrifice:
"Adorez le soleil, leur dit-il, si vous voulez continuer de vivre et d'être
heureux.
Nous n'adorerons que le Dieu vivant qui a créé le soleil pour éclairer
le monde."
La statue que leur montrait l'empereur était
fort brillante et environnée de rayons
d'or. Jovite, la fixant, s'écria: "Oui,
nous adorons le Dieu qui règne dans le
Ciel et le Créateur du soleil. Pour toi,
vaine statue, deviens à l'instant même
toute noire, pour la confusion de ceux qui t'adorent."
A sa parole, la statue perdit son éclat
et devint noire, comme l'avait demandé le
saint martyr. L'empereur commanda de la nettoyer;
mais à peine les prêtres païens
y eurent-ils touchée, qu'elle tombe en
cendres. Irrité, il ordonna alors de jeter
les deux frères aux bêtes féroces.
À peine étaient-ils entrés
dans l'amphithéâtre, que quatre
lions, lâchés pour les dévorer,
vinrent se coucher à leurs pieds, et qu'ensuite
les ours et les léopards s'approchèrent
d'eux avec la douceur des agneaux. Jetés
dans un sombre cachot, ils y furent laissés
sans nourriture. Les anges descendirent du Ciel, éclairèrent
leurs ténèbres et leur rendirent
la force et la joie pour de nouveaux combats.
On voulut faire brûler vifs les saints
martyrs; les flammes les respectèrent.
L'empereur, effrayé de tous ces prodiges,
employa contre eux tous les raffinements de la
cruauté; mais ils demeurèrent fermes
dans leur foi, et leur courage, joint à leurs
miracles, convertit un grand nombre d'infidèles.
On essaya de les faire périr en les jetant à la
mer; les flots les portèrent doucement
au rivage. Condamnés à mourir par
le glaive, Faustin et Jovite se mirent à genoux,
et c'est dans l'attitude de la prière
qu'ils eurent la tête tranchée.
La foi se ravive, à la lecture des Actes
héroïques des martyrs.
Abbé L.
Jaud, Vie des Saints pour tous les jours
de l'année
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