Histoire de notre région >> Mont-Tremblant,   secteur Saint-Jovite
 

Paroisse Saint-Jovite

   Historique

 

Au début de l'automne 1869, le curé Antoine Labelle organise une exploration avec son guide. Il explore lui-même les cantons de Wolfe et de Salaberry ! Après une halte à Sainte-Agathe, il gravit péniblement les montagnes vers le nord, en compagnie de quelques colons intéressés par ces belles vallées fertiles, sur les rives de la Rouge.

Le curé Labelle leur en parle inlassablement, mais avec beaucoup d'enthousiasme ! Au matin de cette nuit passée à la belle étoile, au pied des montagnes de Wolfe, il dit une première messe sur un autel de fortune. Il bénit ce coin de pays dont il a tant rêvé. Un petit monument de pierres, près du lac Jolicoeur, rappelle aujourd'hui cet événement empreint d'émotions et de simplicité.

Les membres du petit groupe poursuivent la route et entendent bien passer la nuit à la ferme de la compagnie forestière des frères Hamilton, située sur les rives de la Diable ! Par un chemin de chantier, les membres se dirigent vers la rivière. Le curé Labelle est ébloui par cette belle vallée, au pied de la Montagne Tremblante. Il décide d'y fonder une première paroisse parmi celles de sa grande oeuvre de colonisation. En homme résolu, il prend note des sols, des essences des arbres, des réserves hydrauliques. Il choisit l'emplacement de l'église sur un magnifique terrain plat et sans rocher .

En 1872, le chemin entre Sainte-Agathe-des-Monts et le bas de la Repousse s'ouvre. Dès septembre, le curé entreprend une seconde expédition.   Il inaugure une première mission au Grand Brûlé dans le canton de Salaberry. Cette parcelle du canton a reçu ce nom depuis qu'un feu de forêt en a détruit une partie, ce qui facilitera tout de même l'installation de ses premiers colons, selon lui.

Curé Maxime Leblanc

 

Dès que les lots sont arpentés, il réserve les lots 22 et 23 dans le cinquième rang de Salaberry comme l'endroit de la future église. Le curé Maxime Leblanc de Sainte-Agathe-des-Monts est nommé desservant de cette première mission. En 1874, le curé Leblanc fonde lui aussi une mission, celle de la Repousse dans le canton de Wolfe, sur le lot dit de la Source.

Le curé Labelle consacre beaucoup d'énergie dans la création de sa première paroisse au Grand Brûlé . En 1874, il fait construire un pont sur la Diable, dans le sixième rang, afin   de faciliter l'installation des colons du côté ouest de la rivière jusqu'au lac Long (Duhamel).

En 1878, Mgr Duhamel fait une visite pastorale à la mission du Grand Brûlé dans la vallée de la Diable et la trouve bien établie. Il   accepte la proposition du curé Labelle d'y installer un prêtre en permanence.

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   Curés qui l'ont animée

 

Mgr Samuel Ouimet, de 1879 à 1918 à Saint-Jovite
Curé fondateur de la paroisse

 

Samuel Ouimet, né à Saint-Jérôme en 1849, est le fils d'Aurélie Desjardins et de François Ouimet, cultivateur. Il est ordonné prêtre dans sa paroisse natale, le 19 juillet 1874. En 1877, le curé Antoine Labelle propose le jeune vicaire comme prêtre de ses nouvelles missions, le long de la Diable et de la Rouge. L'abbé Samuel Ouimet connaît bien le projet du curé Antoine Labelle auquel il voue une grande admiration. Mgr   Thomas Duhamel accepte la demande du curé Antoine Labelle et exige que ce jeune vicaire soit détaché de l'évêché de Montréal pour devenir le curé résidant au Grand Brûlé.

En août 1878, l'abbé Samuel Ouimet est nommé desservant de toutes les missions de la vallée de la Rouge, y compris le Grand Brûlé, la Repousse (Saint-Faustin) jusqu'à La Nativité (Labelle). Le jeune abbé déborde d'énergie. Fier d'être nommé le pasteur de la première paroisse de cette grande mission du curé Antoine   Labelle, il porte déjà dans son coeur les noms de ses deux premières paroisses, Saint-Jovite et Saint-Faustin, noms de deux frères martyrs, car il faut d'abord une âme de missionnaires et ensuite des martyrs pour créer des paroisses dans ces contrées vierges ! En automne de cette même année, l'abbé Samuel Ouimet, dans une lettre adressée à Mgr Thomas Duhamel, aurait mentionné le nom de Saint-Jovite pour sa future paroisse. Il lui écrit pour lui demander une pierre d'autel consacrée afin de commencer la construction de son presbytère qui servira aussi de chapelle.

Pendant les deux années qui suivent, l'abbé Ouimet visite ses missions, cherche des fonds pour construire son presbytère chapelle. Il quête dans les vieilles paroisses lors de ses voyages.

En 1879, il inaugure l'usage des registres de la paroisse de Saint-Jovite : la première naissance y est enregistrée le 20 janvier, comme étant celle de Jovite Marier, fils de William Marier et d'Élisabeth Gagnon. Le prêtre bénit le premier mariage, celui de Charles Renaud avec Euphémie Therrien, fille de Roch Therrien, chez le colon Joseph Sarrazin.

Commencée en 1878, sur les lots de Joseph Sarrazin et de François Lacasse, la chapelle, grande maison en pièce sur pièce de 30 pieds par 40 pieds à deux étages, est utilisée en février 1880. Au tout début de cette année, l'abbé Samuel Ouimet s'installe au rez-de-chaussée avec ses parents, alors que les étages, une fois terminés, serviront aux offices.

Il choisit la fête religieuse des frères martyrs Jovite et Faustin, le 15 février 1880, et célèbre sa première messe paroissiale dans la vaste pièce du second étage, à peine terminée. Des madriers, posés sur des bûches de bois, servent de bancs. Malgré le dénuement, se disent les colons, ils disposent à présent d'un prêtre et d'un lieu saint. L'abbé baptise les missions du Grand Brûlé et de la Repousse du nom qu'il a choisi pour ses nouvelles paroisses : Saint-Jovite et Saint-Faustin. Il bénit les images et les croix d'un petit chemin de croix. C'est le début d'une vraie paroisse !

Sous l'impulsion de l'abbé Samuel Ouimet, la nouvelle paroisse se développe rapidement. Depuis 1881, une nouvelle route   contourne les terribles montagnes: la Repousse et l' Épouvante . La présence d'un prêtre et d'une chapelle attire de nouvelles familles. La paroisse compte 130 familles, 592 personnes dont 340 communiants. En 1882, vingt nouvelles familles catholiques s'ajoutent aux premières 130. Sa chapelle devient trop petite.

 

Une église en pierre pour la paroisse de Saint-Jovite.

En septembre 1883, lors de la visite pastorale de Mgr Thomas Duhamel, l'abbé Samuel Ouimet lui demande la permission d'ériger une grande église. L'évêque accepte et insiste pour qu'elle soit construite en pierres, « semblable à celles   des vieilles paroisses de la vallée du Saint-Laurent, symbole de prospérité pour ce jeune village dont les premiers défrichements datent à peine de 15 ans !», exprimant ainsi sa confiance envers le curé et ses ouailles.

Mais il faut trouver de l'argent, « si rare qu'on n'en voit plus », se plaint l'abbé de Saint-Jovite à son Supérieur. Il vend des terrains de la fabrique (100 arpents) au prix de 1 200$ à François Léonard. Ce dernier scie gratuitement le bois nécessaire à la construction de l'église. Enfin, en avril 1887, la construction de l'église débute officiellement. En novembre 1888, les colons transportent les pierres de la carrière d'Amable Dufour. La bénédiction de la pierre angulaire par l'archevêque d'Ottawa n'aura lieu qu'en juillet 1889. Cette pierre bénie est placée à l'angle des murailles, du côté de l'évangile, près de  l'autel.   Les entrepreneurs Martineau et Fauteux construisent ce temple au prix d'environ 20 000$. En fait, la population a fait beaucoup de sacrifices pour cette église !

Le 19 décembre 1889, le curé Antoine Labelle   revêt, pour une première fois, la mitre et les ornements de son nouveau titre de « monseigneur ». Il préside une grande cérémonie à Saint-Jovite, pour consacrer son oeuvre. Devant une foule de fidèles et de nombreux prêtres, c'est avec beaucoup d'émotions qu'il bénit la belle église de son ami, le curé Samuel Ouimet.

La sacristie est construite l'année suivante et l'intérieur de l'église parachevé en 1896 par l'entrepreneur Fauteux. L'honorable J.A. Chapleau offre une cloche, nommée Marguerite .

 

Le curé Samuel Ouimet reçoit des honneurs.

Le curé Samuel Ouimet est honoré, en 1913, par Mgr François-Xavier Brunet, le premier évêque de Mont-Laurier. Nommé Vicaire Général du diocèse, il fait de lui son bras droit. Mgr Samuel Ouimet reçoit cet hommage en reconnaissance de son dévouement dans la colonisation du Nord, mais aussi pour ses grandes qualités.

En plus de ses fonctions à Saint-Jovite, il dessert les missions des futures paroisses telles que Saint-Faustin, la Conception, Huberdeau, Amherst et la Chute-aux-Iroquois. Jusqu'à l'arrivée d'un premier prêtre, il y dit la messe et veille à la construction de leurs chapelles.   Il sera, pendant plus de 40 ans, jusqu'à son décès en 1918, l'âme de la paroisse de Saint-Jovite.   Lorsqu'il s'éteint, son église est trop petite pour recevoir tous les témoignages d'estime des membres de sa paroisse et des environs.

Curé Joseph-Eugène Limoges (1918-1922)

 

Le curé Joseph-Eugène Limoges , prend la relève de 1918 à 1922. À la demande des visiteurs et des familles, le curé Eugène Limoges fonde une mission au lac Mercier en 1918. Il dit la messe tous les dimanches dans la petite chapelle qu'il a fait construire dans le canton Grandison, à sept milles de son église.

Suite au décès de Mgr François-Xavier Brunet, évêque de Mont-Laurier, en novembre 1922, le curé Joseph Limoges quitte Saint-Jovite pour devenir le deuxième évêque du diocèse de Mont-Laurier. Il occupera ce poste pendant 42 ans.

Curé Charles Proulx (1922-1932)

 

Le curé Charles Proulx succède au curé Eugène Limoges comme pasteur de la paroisse de Saint-Jovite. Les transepts de l'église sont construits en 1928, sous Mgr Charles Proulx, P.D. Il est prélat domestique depuis 1925, nommé par Mgr Eugène Limoges. Retraité à Saint-Jovite, il décède le 15 novembre 1933.

Faisant suite à une demande signée par 117 propriétaires, l'érection canonique et civile de la paroisse a lieu en 1924. Mgr Eugène Limoges signe le décret d'érection le 15 décembre de cette année.

Curé Rodolphe Mercure (1932 - 1967)

 

Le 14 décembre 1932 , l'abbé Rodolphe Mercure devient curé de Saint-Jovite, poste qu'il occupe jusqu'en 1967, moment de sa retraite à l'évêché de Mont-Laurier. Dès son arrivée dans la paroisse de Saint-Jovite, il veille à la construction de l'actuel presbytère en brique pour   remplacer l'ancien, construit en pièce sur pièce. En avril, l'ancien presbytère est démoli puis mis aux enchères. De mai à novembre, le curé habite dans la maison de Napoléon Paquette avec Gaétane Mercure, sa nièce et sa ménagère.

Le 18 novembre 1933, le nouveau presbytère est béni par l'évêque de Mont-Laurier, Mgr J.-Eugène Limoges. Ce presbytère compte plus de seize pièces, de grandes galeries, de nombreuses fenêtres et de boiseries de chêne.

En 1950, l'église subit d'importantes modifications : allongement de la nef, salle paroissiale dans le sous-sol et locaux pour les loisirs. Les travaux terminés, elle peut accueillir 1 200 fidèles. Le temple est béni par Mgr Eugène Limoges le 21 octobre 1951.

Le 27 mai 1956, René Jacques Fortier de Saint-Jovite est ordonné prêtre dans sa paroisse natale.

En 1954, à la demande de Mgr Eugène Limoges, le chanoine Rodolphe Mercure reçoit le titre de prélat puis, en 1964, celui de protonotaire apostolique. Trois ans plus tard, en 1967, il se retire à l'évêché de Mont-Laurier.

Curé Léopold Limoges (1967-1969)

Le chanoine Léopold Limoges le remplace. Il   restera à Saint-Jovite deux ans, la maladie l'empêchant de continuer. L'abbé Jules Samson est nommé suppléant jusqu'à l'arrivée du curé Fernand Parent, en août 1969.

Curé Fernand Parent (1969-1979)

 

Mgr Fernand Parent arrive à Saint-Jovite, où il est le pasteur pendant 10 ans. Grâce à un octroi d'un programme fédéral et avec l'aide de bénévoles, il effectue un relevé de ses paroissiens et monte un fichier par famille, système qui continue d'être utilisé. Il devient le premier aumônier du cercle des Filles d'Isabelle, fondé en 1968. Un comité de Bienfaisance est formé et les mouvements Scouts et Guides prennent de l'essor. Attentif et observateur, il appuie les bénévoles de sa paroisse, tout en leur laissant entière liberté.

En 1979, il seconde le comité des Fêtes du Centenaire de Saint-Jovite. De 1979 à 1985, la paroisse de Brébeuf l'accueille. Il prend sa retraite à l'évêché de Mont-Laurier où il décède en 2002.

Curé Guy Beausoleil (1979-1988)

 

Le curé Guy Beausoleil arrive à Saint-Jovite en 1979.   Toujours très engagé dans les groupes communautaires, il fonde un groupe de bénévoles, en 1981, qui se dévouent en visites d'amitié et en transport pour ceux qui doivent se rendre à l'hôpital. Plus tard, ils organisent des dîners communautaires.

En 1986, il est nommé Prélat par l'évêque de Mont-Laurier, Mgr Jean Gratton, en reconnaissance de son engagement social et diocésain.

En 1988, Mgr Guy Beausoleil est nommé curé à la paroisse de Sainte-Agathe-des-Monts. Mais en 1995, la maladie le force à abandonner ses fonctions. Il décède en 1996, âgé de 70 ans.

Curé Jacques Fortier (1988-1996)

 

Jacques Fortier arrive à la cure de Saint-Jovite en 1988.   Avec l'aide de paroissiens, il procède au réaménagement de l'église et de ses locaux.   Il utilise deux confessionnaux pour organiser un musée religieux.

Il quitte Saint-Jovite en 1996 pour prendre la charge des deux paroisses de L'Annonciation et de Labelle.

En retraite à l'évêché de Mont-Laurier, il accepte la charge dominicale dans les paroisses de ce secteur diocésain.

Curé Marc Richer (1996 - )

 

En 1996, Marc Richer nommé curé des paroisses : Saint-Jovite, Brébeuf et La Conception.

En 1999, il est nommé prêtre-modérateur, c'est-à-dire qu'il a la charge entière de notre secteur qui comporte à présent dix paroisses : Saint-Jovite, Brébeuf, La Conception, Saint-Rémi d'Amherst, Vendée, Lac-des-Plages, Sainte-Trinité (Saint-Faustin-Lac-Carré, Lac Supérieur), village de Mont-Tremblant ( Sacré-Coeur-de-Jésus) et   chapelle Saint-Bernard (une desserte de la paroisse Sacré-Coeur de Jésus).

Le prêtre-modérateur est aidé par une équipe de pastorale, dont il anime et coordonne les travaux. Ce groupe compte de nombreux agents et agentes de pastorale, des secrétaires, un président ou une présidente de Fabrique, des prêtres collaborateurs, des prêtres à la retraite...

En 1997, c'est l'inauguration du musée d'histoire et d'objets religieux à l'intérieur de l'église de Saint-Jovite.

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Le rafraîchissement de l'église

Pour célébrer le 125 e anniversaire de la paroisse, l'église rajeunira en beauté. Le sanctuaire est agrandi pour mieux recevoir chorales et musiciens. Il faut amener les gens à profiter le plus souvent possible du cadre magnifique et de l'ambiance de leur église. Les murs prendront l'aspect couleur bois et les bancs seront revernis. Un isoloir sera construit à l'arrière afin que le prêtre puisse recevoir les paroissiens avant les célébrations liturgiques, messe, funérailles, etc. Pour mener à bien ce projet, il appert qu'un effort soutenu de la part de toute la communauté chrétienne a été nécessaire pour assurer le succès de ce projet.

Sources  :
Livre du 125 e anniversaire de la fondation de la paroisse Saint-Jovite et du 75 e anniversaire de la paroisse Sacré-Coeur-de-Jésus.
Société du Patrimoine, Sopabic, Colette Légaré

 

L'ordination de Sylvain Desrosiers, 25 septembre 2005

Sylvain est natif de Blainville. Il est le fils de Jocelyne et de Guy Desrosiers. Sa vocation prend racine dès son plus jeune âge. Il étudie la philosophie et la théologie au Grand Séminaire de Montréal. Il fait un premier stage au diocèse de Saint-Jérôme puis un deuxième au diocèse de Mont-Laurier, plus précisément dans le secteur pastoral de Saint-Jovite. La grande aventure de sa vocation continue, c'est le temps de gravir les échelons qui le conduiront au sacerdoce.

Le 8 décembre 2004, événement ecclésial vécu en l'église de l'Immaculée Conception à La Conception, Sylvain reçoit les rites d'admission de lectorat et d'acolytat de Monseigneur Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier. (Voir paroisse Immaculée Conception de la Conception)

Le 6 mai 2005, en l'église de Saint-Rémi d'Amherst, il est admis au diaconat, par Monseigneur Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, en présence des paroissiens du secteur Saint-Jovite, de nombreux prêtres et amis. (Voir paroisse Saint-Rémi d'Amherst)

Grande fête à la paroisse de Saint-Jovite, le 25 septembre 2005, Sylvain est ordonné prêtre par Monseigneur Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier. L'église est ornée de ses plus beaux atours et nos coeurs bourdonnent de joie et de reconnaissance pour cette grâce accordée à l'un des nôtres.

Il y avait à peu près cinquante ans qu'il n'y avait pas eu d'ordination à la paroisse Saint-Jovite.  La dernière ordination, celle de René Jacques Fortier, a eu lieu le 27 mai 1956.

L'église de Saint-Jovite n'est pas assez grande pour accueillir les nombreux fidèles venus de toutes les paroisses, célébrer avec notre nouveau prêtre. On a dû installer des écrans de projection pour la transmission de l'office en direct, dans la salle monseigneur Mercure, au sous-sol de l'église, afin de permettre à tous de participer à cet événement grandiose.

Le cortège d'entrée, précédé des Sires Chevaliers du quatrième degré est imposant. On y retrouve les lecteurs, les servants de messe, les séminaristes et diacres du Grand Séminaire de Montréal, les prêtres venus du diocèse de Mont-Laurier, de Saint-Jérôme et de Montréal, les évêques, le candidat Sylvain Desrosiers, Marc Richer, prêtre modérateur du secteur Saint-Jovite et l'abbé Robert Pellerin, directeur spirituel. Monseigneur Vital Massé, évêque   du diocèse de Mont-Laurier, ferme le cortège.

Les choeurs de chants des différentes paroisses et le choeur des jeunes, agrémentent la cérémonie de leurs chants religieux, parfois en latin. La cérémonie se déroule simplement, mais combien est palpable la piété et le recueillement des participants. Leur joie éclate par une ovation debout après le rite du sacerdoce. Un bel exemple de fraternité au sein d'une Église vivante et signifiante.

Les principaux temps forts du rite du sacerdoce sont vécus en communion avec le nouveau prêtre.

L'imposition des mains par Monseigneur Vital Massé, évêque de Mont-Laurier.

Présentation de Sylvain Desrosiers   par Marc Richer, prêtre modérateur.

Marc affirme l'acceptation et la reconnaissance des qualités de Sylvain par les membres des paroisses du secteur pastoral de Saint-Jovite

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Le moment de la litanie des saints où Sylvain fait la prostration , (Ce rituel est le symbole de son entière obéissance à l'égard de Dieu et, en même temps, de sa totale ouverture à l'Esprit Saint qui descend sur lui pour le combler de la grâce du sacrement de l'ordre),

Le revêtement des habits sacerdotaux.

Sylvain, aidé du curé Marc Richer, prêtre modérateur et de l'abbé Robert Pellerin directeur spirituel, revêt pour la première fois les vêtements sacerdotaux.

Monseigneur Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier, consacre les mains de Sylvain Desrosiers avec le Saint Chrême.

La présentation, par ses parents, de la patène et du calice.

La consécration du pain et du vin.

Le baiser de paix par les confrères prêtres et la bénédiction finale, etc.,   tous ces gestes sont empreints de solennité et d'intériorité.

On peut facilement sentir l'action du Saint-Esprit dans la foule et dans le choeur, il est à espérer que d'autres jeunes suivront l'exemple de Sylvain et s'engageront dans le sentier du sacerdoce. « La moisson est immense et les ouvriers peu nombreux. » Mt 9   37

À la toute fin, Sylvain prend la parole et nous redit ses convictions sacerdotales, sa grande joie de la journée et ses remerciements à sa famille et à sa grande famille pastorale.

 

Après la fête religieuse, les participants sont appelés à fraterniser avec le nouveau prêtre autour d'un vin d'honneur. Un magnifique banquet a été offert pour terminer les festivités à l'Auberge du Gray Rocks.

J'espère que l'on n'attendra pas encore cinquante ans pour vivre un autre événement rassembleur.

 

(Photos : Vincent Provost)

 

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Hagiographie

Saint-Jovite

Jovite a un frère du nom de Faustin. Tous deux appartiennent à une famille distinguée de Lombardie en Italie. Dès leur jeunesse, on les remarque en raison de leur piété, leur zèle et leur amitié réciproque.

Faustin est prêtre et Jovite, diacre, au moment où l'empereur Adrien recommence à persécuter les chrétiens. Ces deux futurs saints sont les premiers à être dénoncés à cause de leur ardeur à prêcher les principes de Jésus-Christ et on les conduit à l'empereur, dans un temple du soleil, pour assister au sacrifice :

«Adorez le soleil, leur dit Adrien, si vous voulez continuer de vivre et d'être heureux ».

Les frères répondent : « Nous n'adorons que le Dieu vivant qui a créé le soleil pour éclairer le monde ».

La statue que l'empereur leur montre est fort brillante et entourée de rayons d'or. Jovite la fixant, s'écrie :

« Oui, nous adorons le Dieu qui règne dans le Ciel et qui est le Créateur du soleil. Pour toi, vaine statue, deviens à l'instant même toute noire pour confondre ceux qui t'adorent ».

À ces paroles, la statue perd son éclat et devient noire, comme l'a demandé le saint martyr.   L'empereur commande qu'on la nettoie. Mais à peine les prêtres païens l'ont-ils touchée qu'elle tombe en cendres. Irrité, Adrien ordonne alors de jeter les deux frères aux bêtes féroces dans l'arène.

À peine entrés dans l'arène, les deux saints voient se coucher à leurs pieds quatre lions lâchés pour les dévorer. Ensuite, des ours et des léopards s'approchent d'eux, doux comme des agneaux. On laisse sans nourriture les deux saints jetés dans un obscur cachot. Les anges descendent du Ciel, éclairent leurs cachots et leur rendent la force et la joie pour confronter de nouveaux combats.

On veut brûler vifs ces martyrs mais les flammes les respectent. L'empereur, effrayé de tous ces prodiges, emploie contre eux tous les raffinements de la cruauté. Mais ils demeurent fermes dans leur foi et leur courage, joints à leurs miracles, ils convertissent un grand nombre de païens.

On essaye de les faire périr en les jetant à la mer, mais les flots les ramènent doucement au rivage. Condamnés à mourir par le glaive, Faustin et Jovite se mettent à genoux et c'est dans l'attitude de la prière qu'on leur tranche la tête.

L'anniversaire de leur mort, c'est-à-dire leur entrée au paradis, se célèbre tous les ans le 15 février.

 

 

Sources puisées dans Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 

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