| Histoire
de notre région >> Mont-Tremblant,
secteur Saint-Jovite |
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Paroisse
Saint-Jovite
Historique |
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Au début
de l'automne 1869, le curé Antoine
Labelle organise une exploration avec
son guide. Il explore lui-même
les cantons de Wolfe et de Salaberry
! Après une halte à Sainte-Agathe,
il gravit péniblement les montagnes
vers le nord, en compagnie de quelques
colons intéressés par ces
belles vallées fertiles, sur les
rives de la Rouge.
Le curé Labelle leur en parle
inlassablement, mais avec beaucoup d'enthousiasme
! Au matin de cette nuit passée à la
belle étoile, au pied des montagnes
de Wolfe, il dit une première
messe sur un autel de fortune. Il bénit
ce coin de pays dont il a tant rêvé.
Un petit monument de pierres, près
du lac Jolicoeur, rappelle aujourd'hui
cet événement empreint
d'émotions et de simplicité.
Les membres
du petit groupe poursuivent la route
et entendent bien passer la nuit à la ferme de la compagnie
forestière des frères Hamilton,
située sur les rives de la Diable
! Par un chemin de chantier, les membres
se dirigent vers la rivière. Le
curé Labelle est ébloui
par cette belle vallée, au pied
de la Montagne Tremblante. Il décide
d'y fonder une première paroisse
parmi celles de sa grande oeuvre de colonisation.
En homme résolu, il prend note
des sols, des essences des arbres, des
réserves hydrauliques. Il choisit
l'emplacement de l'église sur
un magnifique terrain plat et sans
rocher .
En 1872, le
chemin entre Sainte-Agathe-des-Monts
et le bas de la Repousse s'ouvre.
Dès septembre, le curé entreprend
une seconde expédition. Il
inaugure une première mission
au Grand Brûlé dans
le canton de Salaberry. Cette parcelle
du canton a reçu ce nom depuis
qu'un feu de forêt en a détruit
une partie, ce qui facilitera tout de
même l'installation de ses premiers
colons, selon lui.
Curé Maxime
Leblanc
Dès
que les lots sont arpentés,
il réserve les lots 22 et 23
dans le cinquième rang de Salaberry
comme l'endroit de la future église.
Le curé Maxime Leblanc de
Sainte-Agathe-des-Monts est nommé desservant
de cette première mission. En
1874, le curé Leblanc fonde
lui aussi une mission, celle de la Repousse dans
le canton de Wolfe, sur le lot dit
de la Source.
Le curé Labelle consacre beaucoup
d'énergie dans la création
de sa première paroisse au Grand
Brûlé . En 1874, il
fait construire un pont sur la Diable,
dans le sixième rang, afin de
faciliter l'installation des colons du
côté ouest de la rivière
jusqu'au lac Long (Duhamel).
En 1878, Mgr
Duhamel fait une visite pastorale à la
mission du Grand
Brûlé dans la vallée
de la Diable et la trouve bien établie.
Il accepte la proposition du curé Labelle
d'y installer un prêtre en permanence. |
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Curés
qui l'ont animée |
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Mgr
Samuel Ouimet, de 1879 à 1918 à Saint-Jovite
Curé fondateur
de la paroisse

Samuel Ouimet,
né à Saint-Jérôme
en 1849, est le fils d'Aurélie
Desjardins et de François Ouimet,
cultivateur. Il est ordonné prêtre
dans sa paroisse natale, le 19 juillet
1874. En 1877, le curé Antoine
Labelle propose le jeune vicaire comme
prêtre de ses nouvelles missions,
le long de la Diable et de la Rouge.
L'abbé Samuel Ouimet connaît
bien le projet du curé Antoine
Labelle auquel il voue une grande admiration.
Mgr Thomas Duhamel accepte la
demande du curé Antoine Labelle
et exige que ce jeune vicaire soit
détaché de l'évêché de
Montréal pour devenir le curé résidant
au Grand Brûlé.
En août
1878, l'abbé Samuel
Ouimet est nommé desservant
de toutes les missions de la vallée
de la Rouge, y compris le Grand
Brûlé, la Repousse (Saint-Faustin)
jusqu'à La Nativité (Labelle).
Le jeune abbé déborde
d'énergie. Fier d'être
nommé le pasteur de la première
paroisse de cette grande mission du
curé Antoine Labelle,
il porte déjà dans son
coeur les noms de ses deux premières
paroisses, Saint-Jovite et Saint-Faustin,
noms de deux frères martyrs,
car il faut d'abord une âme de
missionnaires et ensuite des martyrs
pour créer des paroisses dans
ces contrées vierges ! En automne
de cette même année, l'abbé Samuel
Ouimet, dans une lettre adressée à Mgr
Thomas Duhamel, aurait mentionné le
nom de Saint-Jovite pour sa future
paroisse. Il lui écrit pour
lui demander une pierre d'autel consacrée
afin de commencer la construction de
son presbytère qui servira aussi
de chapelle.
Pendant les deux années qui
suivent, l'abbé Ouimet visite
ses missions, cherche des fonds pour
construire son presbytère chapelle.
Il quête dans les vieilles paroisses
lors de ses voyages.
En
1879, il inaugure l'usage des registres
de la paroisse de Saint-Jovite
: la première naissance y est
enregistrée le 20 janvier, comme étant
celle de Jovite Marier, fils de William
Marier et d'Élisabeth Gagnon.
Le prêtre bénit le premier
mariage, celui de Charles Renaud avec
Euphémie Therrien, fille de
Roch Therrien, chez le colon Joseph
Sarrazin.
Commencée
en 1878, sur les lots de Joseph Sarrazin
et de François
Lacasse, la chapelle, grande maison
en pièce sur pièce de
30 pieds par 40 pieds à deux étages,
est utilisée en février
1880. Au tout début de cette
année, l'abbé Samuel
Ouimet s'installe au rez-de-chaussée
avec ses parents, alors que les étages,
une fois terminés, serviront
aux offices.
Il choisit
la fête religieuse
des frères martyrs Jovite et
Faustin, le 15 février
1880, et célèbre
sa première messe paroissiale
dans la vaste pièce du second étage, à peine
terminée. Des madriers, posés
sur des bûches de bois, servent
de bancs. Malgré le dénuement,
se disent les colons, ils disposent à présent
d'un prêtre et d'un lieu saint.
L'abbé baptise les missions
du Grand Brûlé et
de la Repousse du nom qu'il
a choisi pour ses nouvelles paroisses :
Saint-Jovite et Saint-Faustin. Il bénit
les images et les croix d'un petit
chemin de croix. C'est le début
d'une vraie paroisse !
Sous l'impulsion
de l'abbé Samuel
Ouimet, la nouvelle paroisse se développe
rapidement. Depuis 1881, une nouvelle
route contourne les terribles
montagnes: la Repousse et
l' Épouvante . La présence
d'un prêtre et d'une chapelle
attire de nouvelles familles. La paroisse
compte 130 familles, 592 personnes
dont 340 communiants. En 1882, vingt
nouvelles familles catholiques s'ajoutent
aux premières 130. Sa chapelle
devient trop petite.
Une église
en pierre pour la paroisse de Saint-Jovite. En septembre
1883, lors de la visite pastorale de
Mgr Thomas Duhamel, l'abbé Samuel
Ouimet lui demande la permission d'ériger
une grande église. L'évêque
accepte et insiste pour qu'elle soit
construite en pierres, « semblable à celles des
vieilles paroisses de la vallée
du Saint-Laurent, symbole de prospérité pour
ce jeune village dont les premiers
défrichements datent à peine
de 15 ans !», exprimant
ainsi sa confiance envers le curé et
ses ouailles.
Mais il faut
trouver de l'argent, « si
rare qu'on n'en voit plus »,
se plaint l'abbé de Saint-Jovite à son
Supérieur. Il vend des terrains
de la fabrique (100 arpents) au prix
de 1 200$ à François
Léonard. Ce dernier scie gratuitement
le bois nécessaire à la
construction de l'église. Enfin,
en avril 1887, la construction de l'église
débute officiellement. En novembre
1888, les colons transportent les pierres
de la carrière d'Amable Dufour.
La bénédiction de la
pierre angulaire par l'archevêque
d'Ottawa n'aura lieu qu'en juillet
1889. Cette pierre bénie est
placée à l'angle des
murailles, du côté de
l'évangile, près de l'autel. Les
entrepreneurs Martineau et Fauteux
construisent ce temple au prix d'environ
20 000$. En fait, la population a fait
beaucoup de sacrifices pour cette église
!
Le
19 décembre 1889, le
curé Antoine Labelle revêt,
pour une première fois, la mitre
et les ornements de son nouveau titre
de « monseigneur ». Il
préside une grande cérémonie à Saint-Jovite,
pour consacrer son oeuvre. Devant une
foule de fidèles et de nombreux
prêtres, c'est avec beaucoup
d'émotions qu'il bénit
la belle église de son ami,
le curé Samuel Ouimet.
La sacristie
est construite l'année
suivante et l'intérieur de l'église
parachevé en 1896 par l'entrepreneur
Fauteux. L'honorable J.A. Chapleau
offre une cloche, nommée Marguerite .
Le
curé Samuel
Ouimet reçoit des honneurs. Le curé Samuel
Ouimet est honoré,
en 1913, par Mgr François-Xavier
Brunet, le premier évêque
de Mont-Laurier. Nommé Vicaire
Général du diocèse,
il fait de lui son bras droit. Mgr
Samuel Ouimet reçoit cet hommage
en reconnaissance de son dévouement
dans la colonisation du Nord, mais
aussi pour ses grandes qualités.
En plus de ses fonctions à Saint-Jovite,
il dessert les missions des futures
paroisses telles que Saint-Faustin,
la Conception, Huberdeau, Amherst et
la Chute-aux-Iroquois. Jusqu'à l'arrivée
d'un premier prêtre, il y dit
la messe et veille à la construction
de leurs chapelles. Il sera,
pendant plus de 40 ans, jusqu'à son
décès en 1918, l'âme
de la paroisse de Saint-Jovite. Lorsqu'il
s'éteint, son église
est trop petite pour recevoir tous
les témoignages d'estime des
membres de sa paroisse et des environs. |
Curé Joseph-Eugène
Limoges (1918-1922)

Le curé Joseph-Eugène
Limoges , prend la relève
de 1918 à 1922. À la
demande des visiteurs et des familles,
le curé Eugène Limoges
fonde une mission au lac Mercier
en 1918. Il dit la messe tous les
dimanches dans la petite chapelle
qu'il a fait construire dans le canton
Grandison, à sept milles de
son église.
Suite au décès
de Mgr François-Xavier Brunet, évêque
de Mont-Laurier, en novembre 1922,
le curé Joseph Limoges quitte
Saint-Jovite pour devenir le deuxième évêque
du diocèse de Mont-Laurier.
Il occupera ce poste pendant 42 ans. |
Curé Charles
Proulx (1922-1932)

Le curé Charles
Proulx succède
au curé Eugène Limoges
comme pasteur de la paroisse de Saint-Jovite.
Les transepts de l'église sont
construits en 1928, sous Mgr Charles
Proulx, P.D. Il est prélat
domestique depuis 1925, nommé par
Mgr Eugène Limoges. Retraité à Saint-Jovite,
il décède le 15 novembre
1933.
Faisant suite à une
demande signée par 117 propriétaires,
l'érection canonique et civile
de la paroisse a lieu en 1924. Mgr
Eugène Limoges signe le décret
d'érection le 15 décembre
de cette année. |
| Curé Rodolphe
Mercure (1932 - 1967)

Le 14
décembre 1932 ,
l'abbé Rodolphe Mercure devient
curé de Saint-Jovite, poste qu'il
occupe jusqu'en 1967, moment de sa retraite à l'évêché de
Mont-Laurier. Dès son arrivée
dans la paroisse de Saint-Jovite, il
veille à la
construction de l'actuel presbytère
en brique pour remplacer l'ancien,
construit en pièce sur pièce.
En avril, l'ancien presbytère
est démoli puis mis aux enchères.
De mai à novembre, le curé habite
dans la maison de Napoléon Paquette
avec Gaétane Mercure, sa nièce
et sa ménagère. Le 18 novembre 1933, le nouveau presbytère
est béni par l'évêque
de Mont-Laurier, Mgr J.-Eugène Limoges.
Ce presbytère compte plus de seize
pièces, de grandes galeries, de
nombreuses fenêtres et de boiseries
de chêne.
En 1950, l'église
subit d'importantes modifications : allongement
de la nef, salle paroissiale dans le sous-sol
et locaux pour les loisirs. Les travaux
terminés, elle peut
accueillir 1 200 fidèles. Le temple
est béni par Mgr Eugène
Limoges le 21 octobre 1951.
Le 27 mai 1956,
René Jacques
Fortier de Saint-Jovite est ordonné prêtre
dans sa paroisse natale.
En
1954, à la demande de Mgr Eugène
Limoges, le chanoine Rodolphe Mercure
reçoit
le titre de prélat puis, en 1964,
celui de protonotaire apostolique. Trois
ans plus tard, en 1967, il se retire à l'évêché de
Mont-Laurier. |
Curé Léopold
Limoges (1967-1969)
Le chanoine
Léopold Limoges le
remplace. Il restera à Saint-Jovite
deux ans, la maladie l'empêchant
de continuer. L'abbé Jules Samson
est nommé suppléant jusqu'à l'arrivée
du curé Fernand Parent, en août
1969. |
Curé Fernand
Parent (1969-1979)

Mgr Fernand
Parent arrive à Saint-Jovite,
où il est le pasteur pendant 10
ans. Grâce à un octroi d'un
programme fédéral et avec
l'aide de bénévoles, il
effectue un relevé de ses paroissiens
et monte un fichier par famille, système
qui continue d'être utilisé.
Il devient le premier aumônier
du cercle des Filles d'Isabelle, fondé en
1968. Un comité de Bienfaisance
est formé et les mouvements Scouts
et Guides prennent de l'essor. Attentif
et observateur, il appuie les bénévoles
de sa paroisse, tout en leur laissant
entière liberté. En 1979, il seconde le comité des
Fêtes du Centenaire de Saint-Jovite.
De 1979 à 1985, la paroisse de
Brébeuf l'accueille. Il prend
sa retraite à l'évêché de
Mont-Laurier où il décède
en 2002. |
Curé Guy
Beausoleil (1979-1988)

Le curé Guy Beausoleil
arrive à Saint-Jovite en 1979. Toujours
très engagé dans les groupes
communautaires, il fonde un groupe de
bénévoles, en 1981, qui
se dévouent en visites d'amitié et
en transport pour ceux qui doivent se
rendre à l'hôpital. Plus
tard, ils organisent des dîners
communautaires. En 1986, il est nommé Prélat
par l'évêque de Mont-Laurier,
Mgr Jean Gratton, en reconnaissance de
son engagement social et diocésain.
En 1988, Mgr
Guy Beausoleil est nommé curé à la
paroisse de Sainte-Agathe-des-Monts.
Mais en 1995, la maladie le force à abandonner
ses fonctions. Il décède
en 1996, âgé de 70 ans. |
Curé Jacques
Fortier (1988-1996)

Jacques Fortier
arrive à la
cure de Saint-Jovite en 1988. Avec
l'aide de paroissiens, il procède
au réaménagement de l'église
et de ses locaux. Il utilise deux
confessionnaux pour organiser un musée
religieux. Il quitte Saint-Jovite
en 1996 pour prendre la charge des deux
paroisses de
L'Annonciation et de Labelle.
En retraite à l'évêché de
Mont-Laurier, il accepte la charge dominicale
dans les paroisses de ce secteur diocésain. |
Curé Marc
Richer (1996 - )

En 1996, Marc
Richer nommé curé des
paroisses : Saint-Jovite, Brébeuf
et La Conception. En 1999, il est nommé prêtre-modérateur,
c'est-à-dire qu'il a la charge
entière de notre secteur qui comporte à présent
dix paroisses : Saint-Jovite, Brébeuf,
La Conception, Saint-Rémi d'Amherst,
Vendée, Lac-des-Plages, Sainte-Trinité (Saint-Faustin-Lac-Carré,
Lac Supérieur), village de Mont-Tremblant
( Sacré-Coeur-de-Jésus)
et chapelle Saint-Bernard (une
desserte de la paroisse Sacré-Coeur
de Jésus).
Le prêtre-modérateur
est aidé par une équipe
de pastorale, dont il anime et coordonne
les travaux. Ce groupe compte de nombreux
agents et agentes de pastorale, des secrétaires,
un président ou une présidente
de Fabrique, des prêtres collaborateurs,
des prêtres à la retraite...
En 1997,
c'est l'inauguration du musée
d'histoire et d'objets religieux à l'intérieur
de l'église de Saint-Jovite. |
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Le rafraîchissement de l'église
Pour célébrer
le 125 e anniversaire de la paroisse, l'église
rajeunira en beauté.
Le sanctuaire est agrandi pour mieux recevoir chorales
et musiciens. Il faut amener les gens à profiter
le plus souvent possible du cadre magnifique et
de l'ambiance de leur église. Les murs prendront
l'aspect couleur bois et les bancs seront revernis.
Un isoloir sera construit à l'arrière
afin que le prêtre puisse recevoir les paroissiens
avant les célébrations liturgiques,
messe, funérailles, etc. Pour mener à bien
ce projet, il appert qu'un effort soutenu de la
part de toute la communauté chrétienne
a été nécessaire pour assurer
le succès de ce projet.
Sources :
Livre
du 125 e anniversaire de la fondation de la paroisse
Saint-Jovite et du 75 e anniversaire de la paroisse
Sacré-Coeur-de-Jésus.
Société du Patrimoine, Sopabic,
Colette Légaré
L'ordination
de Sylvain Desrosiers, 25 septembre 2005
Sylvain est natif de Blainville. Il est le fils
de Jocelyne et de Guy Desrosiers. Sa vocation
prend racine dès son plus jeune âge.
Il étudie la philosophie et la théologie
au Grand Séminaire de Montréal.
Il fait un premier stage au diocèse de
Saint-Jérôme puis un deuxième
au diocèse de Mont-Laurier, plus précisément
dans le secteur pastoral de Saint-Jovite. La
grande aventure de sa vocation continue, c'est
le temps de gravir les échelons qui le
conduiront au sacerdoce.
Le 8 décembre
2004, événement
ecclésial vécu en l'église
de l'Immaculée Conception à La
Conception, Sylvain reçoit les
rites d'admission de lectorat et d'acolytat de
Monseigneur Vital Massé, évêque
du diocèse de Mont-Laurier. (Voir paroisse
Immaculée Conception de la Conception)
Le 6 mai 2005, en l'église de Saint-Rémi
d'Amherst, il est admis au diaconat, par Monseigneur
Vital Massé, évêque du diocèse
de Mont-Laurier, en présence des paroissiens
du secteur Saint-Jovite, de nombreux prêtres
et amis. (Voir paroisse Saint-Rémi d'Amherst)
Grande fête à la paroisse de Saint-Jovite,
le 25 septembre 2005, Sylvain est ordonné prêtre
par Monseigneur Vital Massé, évêque
du diocèse de Mont-Laurier. L'église
est ornée de ses plus beaux atours et
nos coeurs bourdonnent de joie et de reconnaissance
pour cette grâce accordée à l'un
des nôtres.
Il y avait à peu
près cinquante
ans qu'il n'y avait pas eu d'ordination à la
paroisse Saint-Jovite. La dernière
ordination, celle de René Jacques Fortier,
a eu lieu le 27 mai 1956.
L'église de Saint-Jovite
n'est pas assez grande pour accueillir les nombreux
fidèles
venus de toutes les paroisses, célébrer
avec notre nouveau prêtre. On a dû installer
des écrans de projection pour la transmission
de l'office en direct, dans la salle monseigneur
Mercure, au sous-sol de l'église, afin
de permettre à tous de participer à cet événement
grandiose.

Le cortège
d'entrée, précédé des
Sires Chevaliers du quatrième degré est
imposant. On y retrouve les lecteurs, les servants
de messe, les séminaristes et diacres du
Grand Séminaire de Montréal, les
prêtres venus du diocèse de Mont-Laurier,
de Saint-Jérôme et de Montréal,
les évêques, le candidat Sylvain Desrosiers,
Marc Richer, prêtre modérateur du
secteur Saint-Jovite et l'abbé Robert Pellerin,
directeur spirituel. Monseigneur Vital Massé, évêque du
diocèse de Mont-Laurier, ferme le cortège.

Les choeurs
de chants des différentes paroisses
et le choeur des jeunes, agrémentent la cérémonie
de leurs chants religieux, parfois en latin. La
cérémonie se déroule simplement,
mais combien est palpable la piété et
le recueillement des participants. Leur joie éclate
par une ovation debout après le rite du
sacerdoce. Un bel exemple de fraternité au
sein d'une Église vivante et signifiante.
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Les principaux temps forts du rite du sacerdoce
sont vécus en communion avec le nouveau
prêtre.
L'imposition des
mains par Monseigneur Vital Massé, évêque
de Mont-Laurier.
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Présentation de Sylvain Desrosiers par
Marc Richer, prêtre modérateur.
Marc affirme l'acceptation et la reconnaissance
des qualités de Sylvain par les membres
des paroisses du secteur pastoral de Saint-Jovite |
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Le
moment de la litanie des saints où Sylvain
fait la prostration , (Ce rituel est le symbole
de son entière obéissance à l'égard
de Dieu et, en même temps, de sa totale ouverture à l'Esprit
Saint qui descend sur lui pour le combler de la
grâce du sacrement de l'ordre),

Le
revêtement des habits sacerdotaux.
Sylvain,
aidé du curé Marc Richer,
prêtre modérateur et de l'abbé Robert
Pellerin directeur spirituel, revêt pour
la première fois les vêtements sacerdotaux. 
Monseigneur
Vital Massé, évêque
du diocèse de Mont-Laurier, consacre
les mains de Sylvain Desrosiers avec le Saint
Chrême. 
La
présentation, par ses parents, de
la patène et du calice.

La consécration
du pain et du vin.

Le baiser
de paix par les confrères prêtres
et la bénédiction finale, etc., tous
ces gestes sont empreints de solennité et
d'intériorité.
On peut
facilement sentir l'action du Saint-Esprit dans
la foule et dans le choeur, il est à espérer
que d'autres jeunes suivront l'exemple de Sylvain
et s'engageront dans le sentier du sacerdoce. « La
moisson est immense et les ouvriers peu nombreux. » Mt
9 37

À la
toute fin, Sylvain prend la parole et nous redit
ses convictions sacerdotales, sa grande joie de
la journée et ses remerciements à sa
famille et à sa grande famille pastorale.
Après la fête religieuse, les participants
sont appelés à fraterniser avec le
nouveau prêtre autour d'un vin d'honneur.
Un magnifique banquet a été offert
pour terminer les festivités à l'Auberge
du Gray Rocks.
J'espère que l'on n'attendra pas encore
cinquante ans pour vivre un autre événement
rassembleur.
(Photos
: Vincent Provost)
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Hagiographie
Saint-Jovite

Jovite a un frère du nom de Faustin.
Tous deux appartiennent à une famille
distinguée de Lombardie en Italie. Dès
leur jeunesse, on les remarque en raison de leur
piété, leur zèle et leur
amitié réciproque.
Faustin
est prêtre et Jovite, diacre, au moment
où l'empereur Adrien recommence à persécuter
les chrétiens. Ces deux futurs saints
sont les premiers à être dénoncés à cause
de leur ardeur à prêcher les principes
de Jésus-Christ et on les conduit à l'empereur,
dans un temple du soleil, pour assister au sacrifice :
«Adorez le soleil, leur dit Adrien, si
vous voulez continuer de vivre et d'être
heureux ».
Les frères répondent : « Nous
n'adorons que le Dieu vivant qui a créé le
soleil pour éclairer le monde ».
La statue que l'empereur leur montre est fort
brillante et entourée de rayons d'or.
Jovite la fixant, s'écrie :
« Oui, nous adorons le Dieu qui règne
dans le Ciel et qui est le Créateur du
soleil. Pour toi, vaine statue, deviens à l'instant
même toute noire pour confondre ceux qui
t'adorent ».
À ces paroles, la statue perd son éclat
et devient noire, comme l'a demandé le
saint martyr. L'empereur commande qu'on
la nettoie. Mais à peine les prêtres
païens l'ont-ils touchée qu'elle
tombe en cendres. Irrité, Adrien ordonne
alors de jeter les deux frères aux bêtes
féroces dans l'arène.
À peine entrés dans l'arène,
les deux saints voient se coucher à leurs
pieds quatre lions lâchés pour les
dévorer. Ensuite, des ours et des léopards
s'approchent d'eux, doux comme des agneaux. On
laisse sans nourriture les deux saints jetés
dans un obscur cachot. Les anges descendent du
Ciel, éclairent leurs cachots et leur
rendent la force et la joie pour confronter de
nouveaux combats.
On veut brûler vifs ces martyrs mais les
flammes les respectent. L'empereur, effrayé de
tous ces prodiges, emploie contre eux tous les
raffinements de la cruauté. Mais ils demeurent
fermes dans leur foi et leur courage, joints à leurs
miracles, ils convertissent un grand nombre de
païens.
On essaye de les faire périr en les jetant à la
mer, mais les flots les ramènent doucement
au rivage. Condamnés à mourir par
le glaive, Faustin et Jovite se mettent à genoux
et c'est dans l'attitude de la prière
qu'on leur tranche la tête.
L'anniversaire de leur mort, c'est-à-dire
leur entrée au paradis, se célèbre
tous les ans le 15 février.
Sources puisées
dans Vie des
Saints pour tous les jours de l'année,
Tours, Mame, 1950. |
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