Histoire de notre région >> Mont-Tremblant village
 

Paroisse Sacré-Coeur-de-Jésus du Lac Mercier

   Historique

 

Les premiers défricheurs du Canton Grandison arrivent au cours des années 1870. Ils traversent le Grand Brûlé et défrichent des lots près du lac Ouimet et du lac Mercier situés au pied de la grande montagne tremblante. Les Algonquins prétendent que cette montagne, qui surplombe un beau pays de lacs et de forêts, est habitée par des esprits qui la font trembler pour en chasser les intrus.

La colonisation agricole est un fiasco car les terres ne sont pas fertiles. Il faut trouver une autre vocation à ce coin de pays. C'est donc vers l'industrie touristique que se tournent les habitants pour progresser économiquement. En 1894, le gouvernement forme le parc de la montagne tremblante et avec la construction du chemin de fer du Nord, les premiers touristes arrivent.

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   Les prêtres qui l'ont animée

  
   Comme desserte de Saint-Jovite

1918-1922   Joseph Eugène Limoges, curé de Saint-Jovite

 

En 1918, l'abbé Eugène Limoges succède à Mgr Samuel Ouimet comme curé de Saint-Jovite. Après sa première visite paroissiale, il prend la décision de venir célébrer la messe tous les dimanches pour les colons et les touristes, dans la petite école du canton Grandison.

1922-1929  Charles Proulx, curé de Saint-Jovite

 

En 1928, la mission du lac Mercier compte 82 familles, 382 personnes dont 301 communiants et 81 non communiants. Cette mission possède une petite chapelle qui sert d'école paroissiale. Le 1 er mai 1928, un groupe de résidants rédigent à Mgr Eugène Limoges, leur premier prêtre desservant, la demande de fonder une paroisse.   Il accepte cette demande.


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   Curés résidants

 

Hector Deslauriers (1929-1979)

Lors de la première assemblée paroissiale, le 22 juin 1929, les membres nomment trois marguilliers.   Mgr Eugène Limoges préside l'assemblée de fondation. Cette paroisse portera le nom de Sacré-Coeur-de-Jésus du lac Mercier. Il nomme son premier curé résidant, l'abbé Charles-Hector Deslauriers. Ce prêtre occupe un poste de directeur des élèves du séminaire de Mont-Laurier depuis trois ans.

Arrivé le 21 juillet 1929 au lac Mercier, le nouvel abbé   loue quelques pièces dans l'une des cinq maisons construites par l'usine.   Il dit sa première messe dans la petite chapelle paroissiale un dimanche, le 28 juillet.

Il doit, sans tarder, répondre à la demande de son évêque et veiller à la construction de l'église selon les plans de l'architecte montréalais, Joseph Sawyer. Dès le mois d'août, l'entrepreneur Euclide Dubois commence les travaux. Le terrain acheté de Napoléon Saint-Germain est situé dans le 11 e rang du canton, en face du lac Mercier. De juillet à décembre 1929, l'abbé inscrit dans les registres de la paroisse un premier baptême,   deux mariages et la sépulture d'une jeune de 13 ans.

Le 8 août 1930, l'église de style romain est achevée et bénie par Mgr Eugène Limoges, évêque du diocèse et fondateur de cette mission.

Le 8 février 1936, la maison où il habite est détruite par les flammes. Il veille alors à la reconstruction de son presbytère sur le même terrain, derrière l'église et entretient un grand jardin avec l'abbé Demers.

Depuis 1935, avec l'appui de quelques citoyens influents, le curé Hector Deslauriers effectue des démarches pour créer une municipalité autonome, séparée des Cantons unis de Salaberry et de Grandison. Il y parvient le 17 mai 1940. L'Assemblée législative adopte le projet de loi 147 qui fait de sa paroisse la municipalité du village de Mont-Tremblant.

Monsieur Joseph Ryan, est un touriste conquis par la beauté du paysage et par les nombreuses possibilités touristiques. Il inaugure l'auberge du Mont-Tremblant en 1939. Pour accueillir les skieurs, il entreprend la construction d'un village typiquement québécois au pied de la montagne.

C'est là qu'il bâtit la jolie chapelle Saint-Bernard en 1942. Cette chapelle est une reproduction exacte de l'église Saint-Laurent érigée sur l'île d'Orléans en 1678. Ryan décore la chapelle de lustres, statues et crucifix en bois provenant des vieilles églises de la région de Québec. Il y installe également des tableaux de grande valeur.

Charles-Hector Deslauriers   est chargé des offices. Après la messe dominicale, il bénit, en anglais et en français, les skieurs rassemblés aux portes de la chapelle afin de les préserver des accidents.

Retraité en 1978, le curé Deslauriers décède le 23 avril 1979 dans son presbytère.

Jean-Guy Brière (1979-1988)

André Dion (1988- 1994)

Simon Laflamme (1994-2000)

Puis, c'est la grande réunion des paroisses en secteur pastoral avec Marc Richer prêtre et Réal Fournel prêtre.

 

Sources :
Livre du 125 e anniversaire de la fondation de la paroisse Saint-Jovite et du 75 e anniversaire de la paroisse Sacré-Coeur-de-Jésus.
Société du Patrimoine Sopabic, Colette Légaré et son équipe.

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Hagiographie

Sacré-Coeur de Jésus d'après Sainte Marguerite-Marie

Marguerite-Marie est née au village de Verosvres en Charolais, le 22 juillet 1647; elle reçoit le baptême trois jours plus tard, le 25 juillet. C'est une enfant prévenue par la grâce. Très tôt, poussée par un mouvement intérieur, elle se donne à Jésus. Après une petite enfance heureuse, elle perd son père à 8 ans. C'est alors que commence pour elle une vie de souffrance.

Mise en pension chez des religieuses à Charolles, elle n'y reste que deux ans en raison d'une maladie qui la tiendra alitée 4 ans. "On ne put", dit-elle, "jamais trouver aucun remède à mes maux, que de me vouer à la Sainte Vierge, lui promettant que si elle me guérissait je serais un jour, une de ses filles..."

Elle passe alors plusieurs années partagée entre les plaisirs du monde et l'appel du Seigneur à la vie religieuse. Durant cette période elle doit soutenir de grands combats vis-à-vis de sa famille, tandis que le Seigneur l'instruit dans le secret de son coeur et la forme à   sa mission future.

Sa décision d'être religieuse étant prise, elle se présente au Monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, où elle entend intérieurement Jésus lui dire: "c'est ici que je te veux".

Son entrée au couvent est fixée au 20 juin 1671, elle reçoit l'habit religieux le 25 août suivant. Le 6 novembre 1672, Marguerite-Marie se donne définitivement au Seigneur par la profession religieuse.

Dès son entrée au Monastère, elle est l'objet d'insignes faveurs de la part de Jésus, son Souverain Maître. Il l'a destinée à une grande oeuvre, aussi avec la profusion de grâces viennent les incompréhensions, les contradictions et les souffrances d'ordre spirituel ou physique.

Jeune encore, investie d'une mission providentielle authentifiée par le P. Claude La Colombière, Marguerite-Marie fait tout ce qui est en son pouvoir, dans son Monastère, pour transmettre le message reçu dans les grandes apparitions.

Épuisée par la maladie et un amour qui la consume, elle meurt le 17 octobre 1690.

La fête du Sacré-Coeur de Jésus est demandée par Jésus et étendue à l'Église universelle en 1856.

Marguerite-Marie est béatifiée le 18 septembre 1864 puis canonisée le 13 mai 1920.

 

Consécration au Coeur de Jésus
composée par Sainte Marguerite-Marie

 

Je N. N. donne et consacre au Sacré-Coeur de Notre Seigneur Jésus-Christ ma personne et ma vie, mes actions, mes peines et mes souffrances, pour ne plus vouloir me servir d'aucune partie de mon être que pour l'honorer, l'aimer et le glorifier.

C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon coeur à tout ce qui pourrait lui déplaire.

Je vous prends donc, Ô Sacré-Coeur, pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie, et mon asile assuré à l'heure de ma mort.

Soyez donc, Ô Coeur de bonté, ma justification envers Dieu votre Père, et détournez de moi les traits de sa juste colère. O Coeur d'amour, je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j'espère tout de votre bonté.

Consumez donc en moi tout ce qui peut vous déplaire ou résister! Que votre pur amour vous imprime profondément dans mon coeur pour que je ne puisse jamais vous oublier, ni être séparée de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave.

 

Vie et Oeuvres, tome II, pp. 332 et 809.

 

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