Histoire de notre région >> Lac-Supérieur
 

Desserte Saint-Pie-X

   Historique

 

Le Curé Labelle, avec son grand rêve de colonisation, amène quelques familles de colons au Lac Supérieur. Ces familles s'installent dans le Nord du canton de Wolfe. L'agriculture ne donne pas les résultats escomptés. La région se développe surtout avec le tourisme.

À deux reprises au début des années 1900, les touristes réclament la construction d'une église et d'un prêtre permanent. Actuellement le curé Adrien Gauthier , curé de Saint-Faustin dessert le Lac Supérieur. Il n'y a que quinze familles, mais l'été la population est plus nombreuse.

En 1916, le curé Alphonse Génier de la paroisse de Saint-Faustin accepte l'offre de l'abbé William, villégiateur au Lac Supérieur de dire la messe pour les touristes et les villégiateurs durant la saison estivale. En 1928, le curé Génier désigne le meilleur site pour bâtir une chapelle. Cependant, ce n'est qu'en 1946, avec l'arrivée des pères de la Fraternité sacerdotale que les gens du Lac Supérieur seront dotés d'une première chapelle. Monseigneur Eugène Limoges autorise les Pères à recevoir les colons et les touristes du Lac Supérieur dans la chapelle du Cénacle Notre-Dame -de- la- Paix.

 

Pére Eugène Prévost
Fondateur

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Fraternité sacerdotale

En avril 1944, l'évêque de Trois-Rivières, Monseigneur Comtois, autorise la communauté des Pères de la Fraternité sacerdotale à fonder une mission à Saint-Faustin. Le Père Allard adresse une demande d'admission à Monseigneur Limoges, évêque de Mont-Laurier. Celui-ci manifeste sa grande joie de voir naître une nouvelle communauté dans son diocèse.

En raison de la deuxième guerre mondiale, la communauté ne peut communiquer avec son supérieur général en France. Elle s'adresse donc au délégué apostolique qui lui accorde le droit d'acquérir le terrain sur le bord du Lac Supérieur près de Mont-Tremblant.

La nouvelle propriété permet d'ouvrir le scolasticat de la communauté et les chalets serviront pour les prêtres en repos ou en vacances. Monseigneur Limoges autorise la construction d'une chapelle, c'est-à-dire que l'un des chalets est aménagé comme lieu de culte. Les pères accueillent les cultivateurs des environs ainsi que les nombreux villégiateurs.

En 1945, Monseigneur Limoges procède à la bénédiction de la chapelle du cénacle Notre-Dame-de-la Paix.

En 1948, Monseigneur Limoges autorise les Oblates de Béthanie à s'établir sur le terrain de la Fraternité en vue d'y assurer le service des prêtres. Pendant cinq ans, elles collaborent à l'oeuvre du Cénacle à travers les divers travaux domestiques, le secrétariat, la comptabilité, les soins infirmiers et l'animation liturgique.

Le 15 juin 1946, Monseigneur Eugène Limoges ordonne le père Noël Bourque au Cénacle du Lac Supérieur. Il ordonnera également le père Gustave Houle en 1947 et le père André Gignac en novembre 1954.

De 1944 à 1963, les pères de la Fraternité sacerdotale desservent les habitants et les villégiateurs du canton de Wolfe.

L'oeuvre de la Fraternité sacerdotale continuera jusqu'en 2004 à remplir sa vocation première. La Fraternité est située aux abords du Lac Supérieur, endroit de calme et de repos dans un cadre enchanteur. Le Cénacle offre une atmosphère sacerdotale et familiale. L'endroit est idéal pour la pêche, la voile, les randonnées en canot, le tennis, le golf, le ski, en somme tous les sports que l'on peut pratiquer en ce beau coin de pays. Les prêtres du diocèse de Mont-Laurier viennent faire leur retraite annuelle dans ce havre de paix.

Le vingt-cinq août 1961, Monseigneur Limoges érige la desserte Saint-Pie-X du Lac Supérieur. Construite dans le treizième rang, l'église est inaugurée en 1963. L'ouverture des registres se fait en 1981. Les Pères de la Fraternité sacerdotale assurent le service de la paroisse en alternance avec les curés de Lac Carré.

 

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   Curés qui l'ont animée

 

Desservants venant de Saint-Faustin :

Adrien Gauthier (1898-1916)

Alphonse Génier (1916-1932)

Rosario Bazin (1932-1941)

Adélard Fauteux (1941-1943)

Desservants venant du Lac Carré en alternance avec les pères de la Fraternité sacerdotale :

Adélard Fauteux (1943-1952)

J .A. Allard,   c.f.s

S. Auclair ,   c.f.s

Clément Boisvert (1952-1961)

Gilbert Cuillierrier, c.f.s

Fortunat Poirier, c.f.s

Lucien Lacharité (1961-1966)

Réal Grosleau, c.f.s

Bruno Hamel, c.f.s

James Corcoran, c.f.s (1966-1967)

Georges Bergeron, c.f.s (1968-1969)

Yves Leduc, c.f.s   1970

Alfred Turgeon, c.f.s (1970-1975)

Bernard Julien, c.f.s (1975-1987)

En 1986, les fidèles célèbrent 25 ans de liturgie et d'amour chrétien. Le 28 juin 1986, l'église Saint-Pie-X est pleine à craquer pour célébrer deux événements : les 20 ans de vie sacerdotale du curé Bernard Julien, c.f.s. et le 25 e anniversaire de la fondation de la desserte.   Monseigneur Jean Gratton, évêque du diocèse de Mont-Laurier rappelle les principaux faits historiques de la desserte et de la sainte vie du pape Pie-X qui est le patron de cette église de Lac Supérieur.

Noël Bourque, c.f.s (1987- 1989)

François Breton c.f.s. (1989-1990)

Réal Fournel, curé de Lac Carré (1989-1999)

Noël Bourque, c.f.s. (1991-1992)

Gabriel Pelletier, c.f.s. (1992-1993)

Jean-Baptiste Saint-Amand, c.f.s. (1993-2003)

Références :
Un diocèse dans les cantons du Nord, Luc Coursol
Société du patrimoine : Sopabic Colette Légaré

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Hagiographie

Saint PIE X

Giuseppe Sarto, plus connu sous le nom de Pape Pie X, naquit le 2 juin 1835 à Riese, une bourgade de 4500 habitants.  Issu d'une famille modeste, Jean Baptiste exerçait l'emploi d'huissier municipal; quant à Marguerite, elle était couturière de campagne. De leur union naquirent dix enfants: Joseph, Guiseppe (Joseph), Ange, Thérèse, Rose, Antonia, Marie, Lucie, Anne, et Pierre; mais le premier et le dernier des garçons (Joseph et Pierre), à peine nés s'envolèrent au Paradis. Voilà pourquoi le second enfant fut baptisé Giuseppe (Joseph). Pourtant, qui pouvait dire de ce dernier, qu'un jour il serait le successeur de saint Pierre!...

C'est dans un esprit de pauvreté que le petit Joseph grandissait. Très jeune il avait une dévotion toute spéciale pour la Sainte Vierge.

Jamais il ne manquait le catéchisme ni ne manquait à la Messe. C'était pour lui, une joie d'assister aux offices et servir à l'autel comme enfant de choeur. À la maison, il se plaisait à construire avec ses frères de petits autels, où, avec une simplicité enfantine, il s'exerçait aux cérémonies de l'église.

Ce goût prononcé pour le catéchisme et la Messe ne manqua pas d'attirer l'attention de Don Fusarini, le curé qui l'avait baptisé. Quand il eut terminé, avec succès, ses études élémentaires, il apprit le latin et fréquenta comme externe, de 1846 à 1850, le collège de Castelfranco (à 7 km de Riese) pour des études secondaires. Joseph Sarto reçut la Confirmation le 1 er décembre 1845 dans la cathédrale d'Asolo, et la première Communion le 6 avril 1847.

Été comme hiver, il parcourait à pied, deux fois par jour, la route qui le conduisait de chez lui au collège. Les prières et la confiance en la Divine providence apportaient une grande   consolation à la famille. Le patriarche de Venise disposait de plusieurs bourses d'études pour le séminaire de Padoue, en faveur des jeunes gens qui souhaitaient aspirer au sacerdoce. Le cardinal Jacopo Monico, originaire de Riese, fut informé par un curé du cas difficile de la famille Sarto, et très volontiers on lui attribua l'une de ces bourses.

 

AU SEMINAIRE DE PADOUE

Le jeune Joseph entra au séminaire à l'automne de 1850 où il y resta pendant huit ans. Il devint bien vite pour ses condisciples un modèle d'humilité et de simplicité; vertus qu'il sut toujours allier à une grande fermeté de caractère. Le 4 mai 1852, un grand malheur vint troubler la joie de Joseph Sarto: la mort de son père.  

 

PREMIÈRE MESSE

Le 18 septembre 1858, il fut ordonné prêtre. L'ordination se fit à la cathédrale de Castelfranco, et le lendemain, assisté par le curé de Riese, il put chanter avec une grande dévotion sa première Messe, là même où il fut baptisé. Peu après, il fut nommé vicaire à Tombolo.

 

CURÉ À SALZANO

Au mois de mai 1867, alors âgé de 32 ans, il fut nommé archiprêtre de Salzano où il restera pendant neuf ans. En neuf ans, il avait gagné les coeurs des paroissiens par sa parole, par ses actes et l'exemple d'une vie sainte.

 

CHANOINE À TREVISE

Trévise est situé à trente kilomètres de Venise. En 1875, trois stalles de chanoines se trouvèrent vacantes à la cathédrale de Trévise. L'Évêque songea donc à l'archiprêtre Sarto, dont il appréciait les éminentes qualités d'esprit et de coeur. En apprenant que l'Évêque voulait le nommer chanoine, il demanda à être dispensé de cette charge, mais en vain. C'est donc le 21 juillet 1875, qu'il se rendit à la cathédrale de Trévise pour prendre possession de son canonicat.

 

VICAIRE CAPITULAIRE

Après la mort de Mgr. Zinelli, survenu le 24 novembre 1879, il eut la charge de gouverner le diocèse de Trévise du 27 novembre 1879 au 23 juin 1880.

 

LE SIÈGE EPISCOPAL

Les multiples mérites de cet homme de Dieu, ses vertus remarquables, sa sainteté de vie, son zèle pour le salut des âmes, sa compétence à gouverner le diocèse de Trévise étaient choses bien connues du Pape Léon XIII, qui, voulant lui témoigner sa confiance, le nomma dans le Consistoire du 10 novembre 1884, à l'évêché de Mantoue.

Il partit pour Rome, où, le dimanche 16 novembre 1884, jour dédié au patronage de Marie, la Vierge Immaculée protectrice de Mantoue, il fut sacré évêque dans l'Église de St-Apollinaire.
Le 25 février 1885, Mgr. Sarto obtint l'exequatur à la Bulle pontificale qui le nommait à l'évêché de Mantoue; et c'est le 18 avril 1885, qu'il fit son entrée solennelle dans cette ville sous les applaudissements de la foule joyeuse et au son des cloches de la citée.

 

CARDINAL ET PATRIARCHE

Suite au décès du Cardinal Patriarche Dominique Agostini, le Pape Léon XIII nommait, le 12 juin 1892, Joseph Sarto pour lui succéder. En octobre de cette année là, il alla revoir sa mère bien-aimée et sa ville natale, ce fut la dernière fois qu'il embrassa sa chère maman. Elle meurt en février de l'année suivante. La perte de sa mère lui causa une grande douleur.   Le 25 novembre 1894, il officia pontificalement, pour la première fois, dans la Basilique St-Marc, à Venise.

 

UN PAPE REMARQUABLE

Le 20 juillet 1903, Léon XIII rendit son âme à Dieu. Quelques jours plus tard, le 26, il quittait Venise pour se rendre au Conclave.

Après les neuf jours de prières prescrites pour le Pontife défunt, le soir du 31 juillet, les Cardinaux entrèrent en Conclave; ils étaient au nombre de 62.   Au septième tour, le Cardinal Sarto fut élu Successeur de saint Pierre, le 4 août 1903, par 50 voix en sa faveur.

Très émouvante fut la cérémonie du couronnement, le 9 août 1903, où Pie X y célébra sa toute première Messe en tant que Souverain Pontife. Durant les onze années de son pontificat, il rédigera pas moins de 3300 documents officiels.

 

LE DEFENSEUR DE JESUS-CHRIST ET DE SON EGLISE

A peine monté sur le trône pontifical, Pie X se mit courageusement à l'oeuvre et commença par revendiquer la pleine liberté du Sacré-Collège dans l'élection du Souverain Pontife.

 

LE REFORMATEUR

Le 20 décembre 1905, il publia le décret Sacra Tridentina Synodus où il exhortait à la Communion fréquente et quotidienne, tous les fidèles ayant atteint l'âge de raison.
Ce fut un véritable réveil universel de la dévotion à l'Eucharistie.

Constatant qu'un peu partout on retardait d'une façon abusive l'acte solennel de la première Communion, il décida que celle-ci se ferait désormais à l'âge de sept ans.

Comme chacun le sait, les Saints et les Bienheureux sont nos intercesseurs auprès de Dieu. Nous recourons à eux pour obtenir les grâces dont nous avons besoin. Pie X canonisa donc quatre Saints et béatifia soixante-treize Bienheureux. Le cinquantième anniversaire de la proclamation du Dogme de l'Immaculée Conception fut, pour Pie X, un motif de plus de faire aimer la Vierge Marie. L'Encyclique Ad diem illum , du 2 février 1904, exhorte tous les fidèles à honorer cette bonne Mère du Ciel et à implorer souvent sa protection. Quatre ans plus tard, on y célébra le cinquantième anniversaire de l'Apparition de la Sainte Vierge à Lourdes.

 

LA MORT DU SAINT PAPE

1914: la première guerre mondiale éclate! On ne saurait dire la souffrance de Pie X à la pensée de l'affreuse tuerie sur les champs de bataille. L'ardente prière pour la paix, qu'il envoya à tous les catholiques du monde, le 2 août 1914, fut l'expression la plus émouvante de sa douleur.

L'auguste malade passait ses journées et ses nuits à prier, pour le retour de la paix. Cependant, son état de santé empirait de jour en jour.

Le 19 août 1914, le Prélat Sacriste lui administra les derniers sacrements, qu'il reçut avec beaucoup de piété. Il avait perdu déjà l'usage de la parole, mais il gardait sa lucidité et comprenait tout. A une heure et quart du matin (donc la nuit du 19 au 20), le saint Pape rendait son âme à Dieu.

 

LE TESTAMENT DE PIE X

Pie X débute son testament par une invocation à la Très Sainte Trinité, suivie d'un acte de confiance en la divine miséricorde. Il demande que ses funérailles soient aussi simples que les règles liturgiques le permettent. Il défend d'embaumer son corps, et veut qu'on l'ensevelisse dans les souterrains de la Basilique Vaticane.

La dépouille mortelle de Pie X, revêtue des ornements pontificaux, fut exposée dans la Salle du Trône, puis on le transporta à la Basilique saint Pierre et exposée dans la chapelle du Très Saint Sacrement. La cérémonie religieuse eut lieu le 23 août 1914.

Le premier procès en vue de sa canonisation eut lieu le 14 février 1923,   et dura jusqu'en 1931. Douze années plus tard, le Pape Pie XII ouvrit le second procès et, le 3 juin 1951 au matin, après le chant des Litanies des Saints, Pie X fut solennellement proclamé Bienheureux dans la Basilique Saint Pierre de Rome, puis enfin canonisé en 1954.

 

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