Histoire de notre région >> La Conception
 

Paroisse Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie

   Historique

 

Dans les débuts de 1870, le chemin s'ouvre entre Sainte-Agathe-des-Monts et la Rivière du Diable. Les premiers colons arrivent dans le canton de Clyde, à l'ouest du Canton Salaberry.

Alfred Pilon de Saint-Jérôme a été le premier colon à s'installer avec femme et enfants, sur le bord de la Rivière Rouge. (Lots 26 à 31, rang Ouest). Joseph Pilon, également de Saint-Jérôme, suivra de très peu, l'ami Alfred, et occupera le lot 23 du rang Ouest.   Son fils Joseph junior prendra le lot 22 et   un autre de ses fils, Isaïe, prendra le lot 24. (Aujourd'hui, ces lots sont occupés par une grande partie du village)

Bientôt, d'autres colons suivent tels que Patrick et Rodrigue Alarie, François Bigras, Évariste Cadieux, Louis Champagne, François Xavier Clément,   Honoré et Pierre Giroux,   Guillaume et Joseph Valiquette, etc.  

Tous les nouveaux arrivants doivent passer par La Ferme d'En Bas, propriété des frères Hamilton. En effet, cette ferme est un point important de ravitaillement, une sorte de magasin général. En outre, à cet endroit on peut traverser la Rouge en chaland. Une fois un espace défriché par une coupe de bois à blanc, la compagnie forestière permet aux colons de s'installer sur les terres pour les cultiver.

Le Curé Labelle a parcouru la vallée de la Rouge en couvrant le territoire des frères Hamilton, la ferme d'en bas (La Conception), la ferme du milieu, (L'Annonciation) et la ferme du haut (L'Ascension).   Il forme des projets de colonisation dans ces endroits et il fonde   de grands espoirs, sur ces   terres   fertiles.   Le départ de ses paroissiens vers les usines des États-Unis est définitivement enrayé.

Pour le canton de Clyde (La Conception), le Curé Labelle fixe le lieu de construction de l'église (en bois rond)   sur le lot 25 au milieu du canton de Clyde. Le site est à trois lieues de la chapelle du canton de Salaberry (Saint-Jovite). Tout autour de l'église, on découvre de belles terres planches et fertiles.

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   Curés qui l'ont animée

 

Curé Samuel Ouimet ( 1878-1881) curé de Saint-Jovite

 

Pendant trois ans, il dessert la mission, puis de 1881 à 1886, les pères Jésuites de Labelle prennent la relève.

Le Curé Ouimet la dessert de nouveau en 1886-1887.  

Père Jean Raynel s.j. (1882 - 1883)

Il trouve que les pionniers de la Conception ont une très grande dévotion à Marie.   On y célèbre les fêtes mariales et surtout le mois de Marie.

Père Louis Leblanc s.j. (1883 - 1886)

L'évêque Mgr Thomas Duhamel   fixe avec lui le site de la nouvelle chapelle sur les lots 23 et 24 appartenant à Joseph Pilon qui   fait don de quatre arpents de terre à la paroisse.   En 1883, c'est l'ouverture des registres.

Suite au départ de l'abbé Leblanc en 1886, les colons envoient une requête à Mgr Duhamel pour avoir un prêtre résidant. Mgr Thomas Duhamel, évêque d'Ottawa, répond aux désirs des colons et leur envoie leur premier curé en la personne de l'abbé Michel Boisseau.

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   Les prêtres résidants

 

L'abbé Michel Boisseau (1887-1891)

Il arrive à la Conception le 13 juillet. Il dessert aussi la paroisse de la Nativité à la Chûte-aux-Iroquois. Il adresse une demande à la Société de Colonisation de l'Archidiocèse de Montréal pour obtenir une subvention pour la construction de la chapelle.

L'abbé Cyrille Deslauriers (1891-1895)

Il arrive le 28 septembre. Il construit le presbytère à côté de la chapelle. Les paroissiens fournissent le bois et aident à la construction, dirigée par un ouvrier de la paroisse.   À la fin de l'année 1895, l'abbé Cyrille Deslauriers quitte La Conception pour Sainte-Philomène de Montcerf.

L'abbé Félix Édouard Legendre (1895-1900)

Il exercera son ministère jusqu'en 1900.   Le deux juillet 1896, une nouvelle requête est signée, demandant à Mgr Duhamel la construction d'une nouvelle église, d'une sacristie en bois et l'achèvement du presbytère.

Le 6 août 1896, lors d'une réunion des paroissiens, le curé Félix Édouard Legendre, 3 e curé, écrit : « J'ai fixé l'emplacement de la nouvelle église à   quatre-vingts pieds au sud du presbytère.   Le portail de la dite église devant être tourné vers l'est, j'ai arrêté de plus que la dite église, qui sera construite en bois, aura environ quatre-vingts pieds de longueur, quarante-cinq pieds de largeur et vingt-cinq pieds de hauteur au dessus des lambourdes et que la sacristie aura environ trente pieds de longueur, vingt-cinq pieds de largeur et onze pieds de hauteur »

Nazaire Poirier, entrepreneur, commencera les travaux de construction de la nouvelle église le 20 juin 1898 pour le prix total de 4 475,00$.

Le 29 novembre 1898, on procède à la bénédiction de l'église et de la cloche.

L'abbé Honoré Legendre (1900-1903)

Il arrive à La Conception le 2 octobre. Il trouve que les finances ne sont pas très bonnes. Il réussit à se faire payer la dîme en argent au lieu qu'en grains. Chaque paroissien paie selon son évaluation municipale. Les chaises dans l'église sont remplacées par des bancs. Il fait construire, au nom de l'église, un aqueduc. Pour le payer, il organise des soirées récréatives, au profit de l'église.

L'abbé François Alphonse Séguin (1903-1908)

On le surnomme le curé des montagnes. Il cultive ses champs et son jardin. L'abbé Séguin est d'une grande délicatesse et plein de charme. Les paroissiens l'aiment beaucoup. En 1908, l'abbé Séguin quitte La Conception pour prendre la cure de Saint-Benoît-Labre de Wendover en Ontario.

L'abbé Wilfrid Gédéon Pion (1908-1920)

Il obtient un nouveau chemin de croix pour l'église. Chaque station est payée par une famille. Il devient aussi l'initiateur et l'animateur de l'Association du Téléphone de La Conception.

En 1913, c'est la création du diocèse de Mont-Laurier. Mgr François Xavier Brunet est le premier évêque à être nommé. La Conception devient donc une paroisse du diocèse de Mont-Laurier.

Souffrant de tuberculose, l'abbé Pion achète une ferme et y séjourne environ un an. Pendant sa maladie, l'abbé Napoléon Richard vient lui prêter main forte. L'abbé Pion décède le 12 mai 1920. Il est inhumé au cimetière de La Conception.

L'abbé Joseph-Louis Pilon (1920-1924)

Il participe à la vie paroissiale en améliorant les conditions de vie. Il fit creuser un canal d'égouts jusqu'à la Rivière Rouge pour l'usage du presbytère et des autres résidants qui veulent s'en servir.   Le 28 novembre, c'est la création d'un conseil de Fabrique pour la paroisse.   L'aqueduc est vendu à la municipalité avec une condition, celle de fournir l'eau à la fabrique gratuitement et à perpétuité.

L'abbé Harold Monty (1924-1935)

Le 10 novembre 1929, le curé Monty fait installer l'électricité dans l'église et dans le presbytère.

Il meurt d'un malaise au volant de son automobile le 9 décembre 1935. Il fut exposé en chapelle ardente à la Conception.   Tous ses paroissiens se rendent pour prier aux pieds de la dépouille. Il était très apprécié de ses paroissiens. Il repose au cimetière de La Conception.

L'abbé Pascal Thibault (1935-1948)

Le 15 mars 1937, un décret rend officiel le nom de l'Immaculée Conception   de la Bienheureuse Vierge Marie.   À l'automne 1945, le feu rase en quelques heures l'église et le presbytère. Le 14 octobre 1945, l'assemblée des marguilliers décide de reconstruire une salle paroissiale qui servira de chapelle temporaire.

En résumé, il y eut une première petite chapelle construite en bois rond sur le lot 25.   Une deuxième chapelle, plus grande, en bois rond, construite sur le lot 23.   Une église en bois sur le lot 23, qui brûlera en 1945.  

Les Soeurs de Sainte-Croix arrivent à La Conception en 1947

La maladie oblige le curé Pascal Thibault à démissionner.

L'abbé Arthur Fréchette (1948-1951)

Les travaux, de la construction du presbytère actuel, débutent sous la surveillance de M. Joseph Julien. La construction de l'église est remise à plus tard. Après trois ans de dévouement, l'abbé Thibault est nommé aumônier pour les personnes âgées au Foyer Sainte-Anne à Mont-Laurier.

L'abbé Simon L'Allier (1951-1956)

Le grand projet de construction de l'église voit le jour. Une nouvelle église de pierre est construite.   Les travaux débutent en 1952.   L'abbé L'Allier se transforme en travailleur de la construction et aide les ouvriers à bâtir l'église. Il fait les autels, les chandeliers, le pied pour le cierge pascal etc. En 1953, l'église est construite. Le 18 septembre 1955, Mgr Eugène Limoges préside la bénédiction de l'église paroissiale.   L'abbé L'Allier quitte La Conception en 1956, pour voir à la construction d'une église à Notre-Dame de Fatima à Sainte-Agathe-des-Monts.

L'abbé Salomon Noiseux (1956-1961)

Il favorise l'implantation de la Caisse Populaire à La Conception.   Le 28 juin 1958, il installe une statue de la Vierge Marie devant l'église. Cette statue est en marbre de Carrare d'Italie. Elle a été bénite par Mgr Rodolphe Mercure, curé de Saint-Jovite.   Pour favoriser le chant religieux lors des cérémonies, les marguilliers décident d'acheter de seconde main, l'orgue de l'église Notre-Dame de la Défense.

Après une longue maladie, le chanoine Salomon Noiseux décède à l'âge de 68 ans, le 15 juillet 1961. Le service funèbre a été chanté dans l'église de La Conception et il est inhumé dans le cimetière de la paroisse.

L'abbé Clément Martial (1961-1966)  

C'est l'installation de la Nouvelle Fabrique de La Conception avec l'élection de six marguilliers. La participation active de la liturgie est bien engagée. La nouvelle catéchèse suscite l'intérêt des parents.   L'abbé Martial dégage la joie de vivre. Sa santé chancelante lui interdit de posséder une voiture, alors en prêtre moderne, il voyage sur le pouce.   Durant la soirée de lundi, le 14 novembre 1966, l'abbé Clément Martial décède d'une crise cardiaque. Depuis quelques mois, il était en repos complet. Son service funèbre ainsi que son inhumation ont eu lieu à La Conception.

L'abbé Léopold Limoges devient le vicaire économe de la paroisse pour terminer le mandat de l'abbé Clément Martial.   1966-1967

L'abbé Joseph-Fabien-Aimé Joyal p.d. (1967-1974)

Le premier septembre 1968, c'est la bénédiction au cimetière d'une croix en bois avec un Corpus Christi en pierre artificielle. À la demande de l'évêque Mgr André Ouellette, Mgr Joyal invite les gens à répondre aux appels demandant de s'impliquer et de s'engager dans l'Église aujourd'hui.   Mgr Joyal met sur pied le premier Conseil paroissial de pastorale qui est un service à la communauté chrétienne. L'état de santé de Mgr Joyal l'oblige à penser à la retraite. Il se retire au Cénacle Saint-Pierre à Pointe-du-Lac où il décède le 17 décembre 1976 à l'âge de 72 ans.

L'abbé Robert Guay (1974-1985)

La Conception n'échappe pas aux changements demandés par le Vatican II. Plusieurs personnes s'engagent dans différents comités.   En 1983, l'année du centenaire, on refait une beauté à l'église. Pendant cette année du centenaire, plusieurs activités sont organisées. L'abbé Robert Guay quitte en 1985.   Son départ marquera la fin d'un curé résidant au presbytère de La Conception.

Jean-Guy Brière (1985-1988)

L'abbé Brière occupe le presbytère de la paroisse Sacré-Coeur de Jésus de Mont-Tremblant.   Cette nouvelle cure est la première des cures partagées entre nos paroisses.   L'abbé Brière passe, au moins trois jours par semaine, à La Conception. Il aime ses paroissiens et s'inspire de la philosophie de ces hommes de la terre.

André Dion (1988-1993)

 

Jeune prêtre de 45 ans, ayant déjà un bagage de 25 années passées chez les Moines d'Oka arrive à La Conception et Mont-Tremblant. Après cinq ans, il quitte ses paroissiens pour prendre la cure des paroisses Notre-Dame du Laus et Notre-Dame de Pontmain.

Marc Richer (1993-1999) 

 

Marc Richer est nommé curé des paroisses de La Conception, Labelle et Lac Labelle. Il fait aménager le presbytère en logis au deuxième étage et au rez-de-chaussée, il aménage un bureau, pour la pastorale et la fabrique.

Les vitraux qui ornent l'église sont rafraîchis par madame Suzanne Maillé, artiste peintre. Le 8 décembre, lors de la messe patronale, tous les paroissiens des communautés environnantes sont invités à venir les admirer et à fraterniser autour d'un café.

Le curé Marc Richer baptise une salle au nom de Monseigneur Roland Campeau, fils de la paroisse.

En 1999,   la paroisse se regroupe avec les autres paroisses environnantes pour former un grand secteur Saint-Jovite, animé par Marc Richer, prêtre modérateur et son équipe.

 

 

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Célébration du rite d'admission au lectorat et à l'acolytat de Sylvain Desrosiers

Le 8 décembre 2004, un événement d'église, Sylvain Desrosiers, stagiaire au secteur Saint-Jovite, est admis au rite d'admission au lectorat et à l'acolytat, par Monseigneur Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier.

L'admission à ce rite est une étape obligatoire sur le chemin de l'ordination. Le lectorat et l'acolytat sont des ordres mineurs que tout laïc peut recevoir.

 

Le lectorat est le ministère de la Parole

Le ministre est appelé à proclamer la Parole de Dieu lors des liturgies, mais il doit aussi s'imprégner de cette Parole par la méditation et la connaissance quotidienne des Saintes Écritures. En d'autres mots, c'est le service de la Parole de Dieu.

Ce service peut se faire sous de multiples formes :

•  depuis le simple dialogue jusqu'à la recherche en commun des exigences de l'Évangile;

•  depuis la catéchèse jusqu'à l'initiation aux sacrements,

•  depuis l'annonce de Jésus-Christ aux non-croyants, jusqu'à la proclamation de la Parole dans l'assemblée liturgique.

Le lectorat est manifesté par le don, au nouveau ministre par l'Évêque, du livre des Saintes Écritures.

« Recevez le livre des Saintes Écritures et transmettez fidèlement la Parole de Dieu : qu'elle s'enracine et fructifie dans le coeur des hommes. »

 

L'acolytat est le ministère du service

Le ministre reçoit comme mission le service de la table eucharistique. Concrètement, il est disposé à préparer la table eucharistique et servir le prêtre. C'est donc dire que l'acolytat, c'est le service de la prière communautaire et de l'Eucharistie.

L'acolyte grandit, jour après jour, dans la foi et la charité. Il sait animer la prière de l'assemblée et distribuer l'eucharistie. Il participe à l'édification de l'Église.

L'acolytat est signifié par la remise, au nouveau ministre, d'une patène et d'un calice.

« Recevez ce pain et cette coupe de vin pour la célébration de l'eucharistie, et montrez-vous digne de servir la table du Seigneur et de l'Église. »

Cette célébration se déroule dans la joie et le partage. En effet, plusieurs paroissiens des villes avoisinantes sont venus accompagner Sylvain dans la prière et ensuite ils ont fraternisé autour d'un café.

 

Références  :    
Livre du Centenaire de La Conception 1883-1983
André Bilodeau président du Conseil de Fabrique de La Conception
Société du patrimoine Sopabic : Colette Légaré

Photo de Sylvain :Studio Vincent Provost photographe

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Hagiographie

Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge


Peint par Francisco de Zurbaran 1661, Magyar Szépmuveszeti Museum de Budapest

 

La foi à l'Immaculée Conception est immémoriale dans l'Église; toutefois la proclamation officielle, définitive et infaillible de ce dogme ne date que du 8 décembre 1854, époque où le pape Pie IX, dans une solennité incomparable, imposa cette croyance à tous les fidèles. Une immense acclamation de joie fit écho dans tout l'univers à la parole du Pontife, et le Ciel lui-même donna son témoignage quatre ans plus tard. L'apparition de Lourdes eut lieu au commencement de l'année 1858; Marie venait dire au monde: "Je suis l'Immaculée Conception!"

Ce privilège accordé à la Sainte Vierge avait été prédit et figuré dès l'origine du monde. Par Son Immaculée Conception, Marie devait écraser la tête du serpent qui a introduit le péché originel sur la terre. Par Son Immaculée Conception, Elle est le lis parmi les épines. Par Son Immaculée Conception, Elle est la Toison de Gédéon, tour à tour demeurant seule sèche au milieu de la terre couverte de rosée, ou seule humectée de rosée au milieu de la terre demeurée sèche...

Comment pourrait-on raisonnablement supposer Marie un instant souillée du péché originel? La Mère de Dieu devait être une demeure toute pure, un tabernacle sans tache pour le Fils de Dieu. Si la gloire des parents rejaillit sur leurs enfants, il en est ainsi de leur déshonneur; la tache originelle, en Marie, rejaillirait donc sur Jésus-Christ Lui-même, ce qu'on ne peut admettre sans faire injure à la sagesse de Dieu. Non, Satan n'eût jamais pu dire au Sauveur: "Toi qui prétends vaincre ma puissance, souviens-Toi que j'ai régné sur Ta Mère."

L'Immaculée Conception est digne de Dieu, digne de Jésus-Christ, digne de Marie. Cette grâce insigne établit déjà Marie, dès le commencement de Son existence, dans un ordre à part. L'homme qui naît souillé du péché originel est sujet à la concupiscence; Marie doit être exempte de tout penchant au mal; Ses sens aussi bien que Sa volonté tendent parfaitement à Dieu; en Elle, nulle faute, même involontaire; si Jésus est impeccable par nature, Marie est impeccable par grâce; en Marie enfin, nulle imperfection: "Vous êtes toute belle, est-il écrit, et il n'y a point de tache en Vous." O vérité consolante pour nous! Si Marie n'a jamais subi en aucune manière les atteintes du démon, comme à notre prière, Elle saura nous rendre forts contre lui! Si Elle n'a jamais connu l'ombre du péché, comme Elle sera puissante pour nous en préserver ou nous en délivrer! Gloire à Dieu dans l'Immaculée Conception de Marie!

 

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 

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