Histoire de notre région >> Lac-Carré
 

Paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc

   Historique

 

Au début, le Lac Carré était connu comme Saint-Faustin station. Les défricheurs s'établissent dès 1870.   Pendant les quatre premières décennies, les habitants établis au Lac Carré se rendent à l'église de Saint-Faustin pour tous les offices religieux.

À compter de 1941, le curé de Saint-Faustin, Adélard Fauteux, commence à venir célébrer la messe dans l'école de Saint-Faustin station. Le village se développe entre le Lac Carré et la voie ferrée du Canadien Pacifique.

En 1943, Monseigneur Eugène Limoges décrète l'érection canonique d'une nouvelle paroisse au Lac Carré. On la baptise Sainte-Jeanne d'Arc et le premier curé est Adélard Fauteux.

L'école étant devenue trop petite, le curé Fauteux songe à la construction d'une église.   La construction de l'église est bloquée à cause de la deuxième guerre mondiale. Ottawa désire garder l'argent pour les dépenses de cette guerre. Monseigneur Limoges intervient et réussit à faire accepter à Ottawa la construction du sous-sol de l'église pour accueillir les offices religieux. La construction débute en septembre 1943, selon les plans de l'architecte David Deshaies de Nicolet. En octobre 1943, Monseigneur Eugène Limoges bénit la pierre angulaire en compagnie de Monseigneur Laval Jutras qui prononce le sermon de circonstance.

Les marguilliers autorisent l'achat d'une maison près de la future église comme presbytère. En août 1948, on procède à la construction d'un nouveau presbytère. En mars 1949, le curé Rodolphe Mercure, de la paroisse de Saint-Jovite, est mandaté pour la bénédiction du nouveau presbytère.

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   Curés qui l'ont animée

 

L'abbé Adélard Fauteux (1943-1952)

Le curé Adélard Fauteux est le premier curé de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc. Il a une stature imposante, mais son dynamisme et son sens de l'entraide font de lui un confident et un conseiller pour plusieurs paroissiens. Il n'hésite pas, en se promenant, d'offrir ses services pour aider ses paroissiens. Il aime beaucoup se rendre à la boutique de forge pour discuter sur tous les sujets. Il aime donner son opinion avec sa voix forte et solide.

Il quitte, en 1952, pour occuper la cure de Labelle.

L'abbé Clément Boisvert (1952-1963)

L'abbé Boisvert fut reconnu par sa générosité envers ses paroissiens. Sa sympathie à l'endroit du pauvre et du malheureux l'obligera souvent à faire appel à la bonne volonté de ses amis pour dépanner celui qui est mal pris.   Il était un excellent menuisier, on le voyait souvent partir avec ses outils aider un de ses paroissiens.

Il quitte la paroisse pour la paroisse de Bouchette dans la Gatineau.

L'abbé Lucien Lacharité (1963-1973)

En janvier 1963, le curé Lucien Lacharité vient prendre la relève. C'est lui qui terminera l'église déjà commencée vingt ans plus tôt. C'est l'architecte Eugène Perron qui poursuivra la construction de l'église suivant les plans de 1943.   Les paroissiens participent aux corvées en grand nombre. À Noël 1963,   le curé chante la première messe dans sa nouvelle église.

Le 2 août 1964, Monseigneur André Ouellette, évêque auxiliaire du diocèse de Mont-Laurier procède à la bénédiction solennelle de l'église. Dans son sermon, monseigneur Ouellette souligne la grande patience, la générosité et la solidarité des paroissiens de Lac Carré.

En 1967, les marguilliers achètent un terrain pour un dollar de mme Paul-Émile Doré, sur le lot 28 du rang 7, canton de Wolfe. Ce terrain longe la route et le cimetière. Un terrain est également acheté, de monsieur Gaston Levert, pour agrandir le cimetière.

En 1968, on installe sur le clocher de l'église la sirène du service d'incendie afin de prévenir les pompiers volontaires en cas d'incendie.

En 1972, les marguilliers achètent un orgue pour accompagner les chants religieux lors des célébrations religieuses.

Le 29 mai 1973, le curé Lucien Lacharité quitte la paroisse.

L'abbé Roland Forget (1973-1983)

Le 31 mai 1973, le curé Roland Forget prend en charge la cure de la paroisse. Il était professeur au séminaire de Mont-Laurier. Comment décrire monsieur le curé sinon de le qualifier comme un homme pondéré, sans excès, d'une piété admirable, motivante pour ses paroissiens. Il réussit par sa vigilance à faire baisser la dette de l'église.

Le mouvement charismatique prend son essor dans la paroisse.

En 1980, on loue, le sous-sol de l'église au comité des Loisirs, pour 10 ans. On y installe une salle de quilles.

L'abbé André Desjardins (1983-1987)

 

Le 29 juin 1983, la paroisse accueille son nouveau curé, l'abbé André Desjardins. On accueille également les Filles de la Sagesse qui s'occuperont de la pastorale.

Ses paroissiens le décrivent comme un homme qui consacre toute la vigueur de sa parole et toutes les ressources de son zèle pour les convaincre de l'amour inconditionnel de Dieu.   Il possède un talent spécial, celui de reconnaître l'autre, le petit, le sans voix, les humbles gens. Il savait si bien les mettre en évidence, démontrer leurs mérites et leur valeur.   On imprime un bulletin paroissial pour informer les fidèles.

En 1986, on enlève quelques bancs à l'arrière de l'église pour faciliter l'accueil, aider à l'aménagement nécessaire lors des processions, prolonger les célébrations par des échanges...

Avec l'arrivée de l'abbé Desjardins, c'est la première fois que la paroisse vit le jumelage avec la paroisse de Saint-Faustin et même avec Val des Lacs. Pour l'aider dans sa mission, il met sur pied une équipe pastorale dynamique qui s'occupe de l'initiation aux sacrements.

En mai 1987, l'abbé André Desjardins quitte la paroisse et est remplacé par l'abbé Ludger Sigouin.

L'abbé Ludger Sigouin (1987-1989)

Le 5 juillet 1987, le curé Ludger Sigouin est installé comme curé de la paroisse, par monseigneur Guy Beausoleil, délégué par monseigneur Jean Gratton, évêque du diocèse de Mont-Laurier.

Il procède à la rénovation de la façade de l'église avec la collaboration de la municipalité.

L'abbé Réal Fournel (1989-1999)

 

Le 15 octobre 1989, l'abbé Réal Fournel est installé comme curé à la paroisse, par Monseigneur Jean Gratton, évêque du diocèse de Mont-Laurier.

Après ses études de théologie et de philosophie à la Fraternité sacerdotale, il continue ses études à Rome où il est ordonné prêtre. Ses douze ans en pastorale scolaire lui permettent d'être près des jeunes et d'aider les parents à les comprendre.

Le curé Fournel est préoccupé par les besoins des paroissiens. Il anime des liturgies vivantes. Il se veut présent à tous. Il possède le sens de l'organisation et du dévouement. Sa cordialité proverbiale, le rend affable et sympathique.

Comme réalisations : On procède à la réfection du toit de l'église. Les planchers du presbytère sont remis sur le bois franc.   Une série de livres éducatifs religieux est achetée pour intéresser les jeunes à la messe.

En 1991, les paroissiens conscients des nouveaux besoins et pour mieux répondre aux attentes de la Pastorale, engagent une adjointe au curé. Celle-ci veillera particulièrement à l'administration et la coordination de la catéchèse aux enfants.

En janvier 1992, on fête les cinquante ans de dévouement du maître chantre : monsieur Fortunat David.

En 1999, c'est le regroupement en trois secteurs. Par la suite la paroisse Sainte-Jeanne d'Arc se joint aux paroisses Saint-Faustin et Saint Pie X pour former une grande paroisse Sainte-Trinité.

(Voir paroisse Sainte-Trinité)

Références :
50 ans d'histoire paroisse Ste-Jeanne d'Arc du Lac Carré
Société du Patrimoine : Sopabic, Colette Légaré

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Hagiographie

Sainte-Jeanne d'Arc

Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, deux choses : combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu'Il Se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses.

Jeanne d'Arc naquit à Domremy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole, que lui apprit sa mère, fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle se confessait et communiait très régulièrement ; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était "une bonne fille, aimant et craignant Dieu", priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : "Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse."

La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu Se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l'Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien.

Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère ; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims.

Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre : elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son coeur ne fut pas touché par les flammes.

L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

 

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