CARÊME 2008
Quand la vie se donne… le
monde renaît.
Troisième dimanche
du carême.
Au début de la colonisation à Saint-Jovite, tout le monde
creusait son puits au fond du jardin. Il n'y avait pas d'aqueduc, alors
tous les jours, il fallait aller puiser l'eau pour la journée.
Toute la vie familiale et celle de la ferme dépendaient de ce
puits. Accueillir l'eau, c'est accueillir la Vie !
« Cette tâche paysanne nous aide à saisir le
message de l'évangile d'aujourd'hui. Nous ne pouvons étancher
toutes les soifs du monde, mais Dieu seul donne une eau vive en abondance
et en surabondance. C'est la source d'où jaillira la vie éternelle.
(Jean 4, 14)
Serait-ce possible alors qu'il nous soit seulement demandé d'accueillir
cette eau et d'y boire à longs traits, puisque le Seigneur est
lui-même l'unique source de la vraie vie ? La réalité matérielle de l'eau, nous aide également à hisser
au-delà des contingences quotidiennes, comme il est arrivé à la
Samaritaine. Cette femme voulait simplement étancher sa soif
au moment le plus chaud du jour. Elle est devenue messagère
au contact de Jésus. Comme elle, nous aurons le goût de
partager notre découverte avec d'autres assoiffés ;
celle d'une eau qui désaltère à jamais et qui
donne la vie pour nous faire renaître… » (carnet du
carême :Quand la vie se donne …le monde renaît !)
Prière :
Jésus, tu es le premier à exprimer ta soif. Soif de relation
avec nous, soif de recevoir et de donner, soif d'ouvrir le meilleur de nous-mêmes à la
vie en abondance, déjà enserrée dans notre être
profond.
Je te regarde cheminer avec la femme de Samarie, lui laissant découvrir,
au cœur de ses expériences et de ses questions, le secret de
l'étranger qui se présente à elle. Tu la respectes dans sa quête de vérité, la conduisant
jusqu'à la révélation de ton mystère : « Ne
serait-il pas le Messie ? »
Dans nos rencontres avec toi, alors que nous hésitons, que nous
nous questionnons, pris dans nos quêtes d'amour et de vérité,
Jésus, accompagne-nous, guide-nous dans la découverte
de ton être de Fils du Dieu de la vie, pour que nous puissions
nous exclamer : « Venez voir celui qui m'a révélé mon
propre mystère ! » Marthe
Lamothe, prions en Église p.33
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