
Pâques, une lumière dans la nuit
Dans nos vies personnelle, familiale, sociale et religieuse, il y a parfois des nuits obscures qui nous empêchent de voir la lumière et d’espérer en l’avenir. Ce sont des réalités qui nous font mal et qui apportent souvent tristesse, amertume et cafard : maladies, ruptures et dépendances. À la longue, ces épreuves nous paralysent. Où nous réfugier? Sur qui compter?
La fête de Pâques est la lumière au bout du tunnel. Elle jaillit dans les nuits du monde car Jésus ressuscite le troisième jour. Le Christ est vivant, il est vivant éternellement, il est vivant pour toujours. Par sa mort et sa résurrection, Jésus remporte la victoire sur la mort et sur le péché. Saint Paul nous le confirme :
« Le Père n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout? Qui pourra condamner? Puisque Jésus-Christ est mort; plus encore : il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. » (Rm 8, 31-32.34)
En mettant notre confiance dans le Père qui a ressuscité son Fils, notre vie acquiert une grande espérance pour avancer vers des lendemains toujours plus prometteurs. L’éclair pascal illumine les nuits où nous sommes souvent plongés. Jésus, Lumière du monde, vient éclairer de façon permanente ce qui assombrit notre coeur car son amour est tendre et miséricordieux.
« Efforçons-nous de connaître le Seigneur; sa venue est aussi certaine que l’aurore, elle sera bienfaisante pour nous comme l’ondée, comme les pluies du printemps qui arrosent la terre. » (Os 6,3)
Joyeuses Pâques!
+ Paul Lortie
Évêque de Mont-Laurier

PÂQUES…PASSAGE…RÉSURRECTION…VIE…
« Pâques »… Mot incomparable de la Bible. Qui nous vient de l’hébreu « pesah », traduit en Français par le mot « passage ». Dans le livre de l’Exode, la « Pâque », c’est le passage que Dieu donne de vivre à son Peuple : passage (à travers les eaux de la mer comme du sable du désert) de l’esclavage à la liberté, de la mort à la vie.
Mais avec Jésus de Nazareth, la « Pâque » biblique prend une toute nouvelle signification. Trois jours après sa mort, un cri retentit : « Il est ressuscité !!! » C’est l’annonce fulgurante de l’Ange aux femmes qui visitent le tombeau de Jésus. C’est aussi la rumeur qui se propage aussitôt parmi les disciples. Plusieurs témoignent même l’avoir vu vivant ! Mais différent, comme transformé, transfiguré par une nouvelle forme de vie.
Événement stupéfiant : pour la première fois, se réalise en un être humain ce qu’il nous est donné de constater dans la nature environnante : de la mort, surgit la vie. Réjouissons-nous et exultons ! Car, au matin de Pâques, Dieu a semé dans le terreau de la vie humaine le germe de notre propre résurrection. Et, depuis ce jour, la mort n’est plus la fin de tout, mais bien une étape, un passage. Non pas pour reprendre une autre vie humaine, mais pour renaître dans une nouvelle forme de vie qui est celle de Dieu lui-même, dans la plénitude de l’Esprit. Et, unis au Christ dans la foi du baptême, nous sommes les héritiers et les héritières de ce passage définitif de la mort à la Vie.
Alleluia! Louons Dieu! Exultons ! Réjouissons-nous! En Jésus, Dieu nous ouvre le chemin de la Résurrection .
Alain Morin prêtre-modérateur
Secteur pastoral Mont-Tremblant